26 juillet 2014 6 26 /07 /juillet /2014 13:46

ET PAS CHÈRE, en dessous du seuil de pauvreté.

Chaque jour ça recommence. Lever aux premières lueurs avant six heures du matin, enfiler un short et chausser des tongs. Marcher le long de la plage jusqu'à la boulangerie du village pour boire un café et croquer un petit pain chaud avec jus d'orange pressée ou tranche d'ananas, mangue ou goyave. Écouter ou parler aux autre clients, de sept à soixante dix sept ans, et revenir par le même bord de mer, pour savoir si la marée monte ou descend, jusqu'à la "casa" où les nouvelles du jour m'attendent sur Internet Wifi.

Avant neuf heures, s'habiller d'un maillot de bain, teeshirt et lunette de natation pour aller nager jusqu'au banc de sable, toujours vierge de présence humaine, et selon le sens du courant partir au large. Vers les onze heures, revenir sur le sable du bord du village pour voir si les pêcheurs à la pirogue ont du poisson frais; Acheter sur le champ, en liquide ou à crédit,les vertébrés aquatiques à la pièce pour quelques réales et revenir au domicile pour cuisiner le repas du jour.

Petite vaisselle et rapide ouverture de l'ordi avant la sieste car il est impossible de bouger tant la chaleur est forte. Tout effort provoque des sueurs abondantes; mieux vaut s'allonger, rester immobile, rêver, bercer par le bruissement des palmes de cocotier. Le vacarme des chants d'oiseaux, surtout des perroquets, avec le déclin du soleil informe que l'heure est venue de repartir vers la plage pour nager au large du " Leo do Mar" jusqu'au couchant et profiter des milles couleurs visibles entre le ciel et l'eau.

Un peu sonné par l'effort soutenu de ces promenades aquatiques, une bonne douche d'eau douce et tiède prépare à l'ultime marche jusqu'au village pour acheter quelques provisions avant la tombée de la nuit. Puis s'endormir, nu, sous la moustiquaire, caressé par la brise nocturne qui entre par porte et fenêtre grande ouverte;

ET demain ça recommence si "deus quizer" et dix euros à dépenser

photo guy capdeville Cacha Pregos

photo guy capdeville Cacha Pregos

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Guy Capdeville - dans misére
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24 juillet 2014 4 24 /07 /juillet /2014 19:37

photo guy capdeville Bolivie

Ce matin j'ai lu, 2,2 milliards de pauvre sur terre en 2014. Déjà en 1970 je trouvais qu'il y en avait beaucoup le long des routes et des chemins d'Amérique du Sud mais ce n'était pas des misérables. Ils nous accueillaient toujours avec le sourire, nous recevaient bien, et cette chaleur humaine était plus réconfortante que les rencontres faites lors de précédents voyages avec des "civilisés".

Je n'ai jamais montré cette photo, facile à lire, pour illustrer le dénuement des Quichuas et Aymar as de la cordillère et des hauts plateaux des Andes.

Ce n'était pas cela La Bolivie, mais aujourd'hui notre misère est mondiale, identique et sordide dans tous les pays, développés ou pas

mes archives d'Amérique

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Guy Capdeville - dans amérique
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22 juillet 2014 2 22 /07 /juillet /2014 18:20

Ouvrez le lien, et vos yeux comprendront de quoi je parle.

Et surtout pourquoi mon Brésil c'est toujours là; vingt ans de ma vie

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Guy Capdeville - dans bahia
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21 juillet 2014 1 21 /07 /juillet /2014 22:16
Reporter de guerre, un métier d'avenir

photo guy capdeville Mon baptême du feu, elle n'a pété pas loin devant moi, cette bombe de l'IRA le jour du Vendredi Sanglant. Un scoop pour rien en 1972 en Irlande du Nord.

C'est Paris Match qui a développé mon négatif, ce jour là, un samedi. J'avais réussi à rentré à Paris en urgence..... lire la suite

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Guy Capdeville - dans prese
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21 juillet 2014 1 21 /07 /juillet /2014 09:40
RIO, un goût de revanche finale

guy capdeville, désert de Uyuni vers Chipaya photo Nicky Hébrard

Je n'ai jamais oublié ce jour de Juillet où mon pied droit a quitté le sol brésilien; l'autre était déjà sur la marche de l'escalier qui nous conduisait dans l'avion. Je me souviens d'avoir serré les dents et juré de revenir au pays où notre fils était né.

J'étais déporté, contraint et forcé par les autorités du consulat qui m'avaient confisqué mon passeport lorsque je m'étais présenté à l'ambassade de Sao Paulo pour y déclarer sa naissance. Cela faisait trois ans que j'étais recherché pour insoumission au service militaire et cette fois ils ne me laisseraient pas m'échapper.

C'était la fin d'une formidable aventure, une longue marche du Canada au Chili avec sac à dos et appareil photo pour tout viatique. Nous avions traversé des jungles, des déserts et des savanes de pays d'Amérique latine où il n'y avait pas de frontières, hors des routes et des sentiers battus. J'avais construit une maison dans un coin de forêt vierge du Alto da Serra, sans un clou, avec du bois, de la terre et du chaume, à la machette uniquement, et de temps en temps je vendais des photos au Jornal da Tarde pour acheter des couches ainsi que du lait Gloria pour notre nourrisson. On était au Brésil pour y rester.

Le consul de France m'avait laissé le choix: ou devenir apatride ou bien signer un acte de soumission et passer devant un tribunal militaire pour avoir droit à un nouveau passeport. J'ai choisi le retour, sachant qu'à mon arrivée à Orly, je serais fait prisonnier sans même pouvoir revoir mes parents après toutes ces années d'absence.

Mais aujourd'hui, quarante ans plus tard, je reviens au point de départ pour y voir ma famille avec mes deux petits enfants qui sont allés vivre à RIO; seulement eux, dés qu'ils sortent de l'avion, ils sont brésiliens et pour toujours.

Donc, peu importe le résultat du mondial de foot au Maracana, j'ai gagné la partie, le match de ma vie.

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Guy Capdeville - dans bresil
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16 juillet 2014 3 16 /07 /juillet /2014 15:02
La France des passe-droits

Cela commence en bas et ça fini en haut.

Par arrêté municipal, il est interdit de circuler et de stationner dans le village ce dernier week-end, signé par Monsieur le Maire.

Il se trouve que ce jour là, 12 et 13 Juillet, nous les habitants du village et surtout les trois qui habitons sur la place, nous n'avions jamais vu autant de véhicules circulés et stationnés dans le village.LES AMIS du CLUB des MICHEL eux avaient le droit et même de bloquer avec leurs véhicules l'accés à mon domicile.ILS SONT FORTS LES MICHEL

Il se trouve que ce jour là, 12 et 13 Juillet, nous les habitants du village et surtout les trois qui habitons sur la place, nous n'avions jamais vu autant de véhicules circulés et stationnés dans le village.LES AMIS du CLUB des MICHEL eux avaient le droit et même de bloquer avec leurs véhicules l'accés à mon domicile.ILS SONT FORTS LES MICHEL

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12 juillet 2014 6 12 /07 /juillet /2014 16:32
Le pére, le fils et un chat blanc

photo Nicky Hébrard Entre nous le saint esprit et son chat blanc: quel miracle!

Maintenant dix milles kilomètres nous séparent mais le chat est toujours

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Guy Capdeville - dans portrait
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11 juillet 2014 5 11 /07 /juillet /2014 19:25

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9 juillet 2014 3 09 /07 /juillet /2014 11:49

Par Nicky Hébrard

Lorsque le Brésil a encaissé le 1er but allemand, la seleçao a été comme une vitre qui reçoit un shoot: elle a volé en éclats!

Depuis le début de la compétition trop de tension, rendue extrême par l'absence du capitaine et surtout de Neymar le butteur vedette, a sous-tendu cette équipe formée de joueurs disséminés dans toute l'Europe durant l'année et subitement réunis sur le sol natal.

Plus que défendre les couleurs d'un peuple qui nait le ballon au bout du pied, au delà du foot, c'est toutes les attentes de 200 millions de brésiliens auxquelles il fallait répondre impérativement.

L'équipe a dû endossé une tension palpable dans le pays bien avant le début de la compétition et où le Mondial a revêtu une dimension politique.

Après ce premier but démolisseur, des lors impossible de retrouver une cohésion, une contenance, et l'équipe allemande s'en est donné à coeur joie, aux limites de l'indescence avec ses 7 buts marqués, inconsciente de l'humiliation infligée à tout un peuple.

De la compassion pour les joueurs de la seleçao, de la dignité et non de la colère pour le peuple brésilien, voilà ce qu'il faut souhaiter pour le Brésil....

Le Brésil face à la défaite

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Nicky Hébrard - dans Brésil
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6 juillet 2014 7 06 /07 /juillet /2014 22:33

video guy capdeville Il va trop lentement et ça finit mal. Je l'avais connu à Teofilo Otoni et sa nonchalance m'a décontenancé. Mais plus tard je me suis habitué et nous sommes devenus amis.

Dire qu'il y a des gens qui veulent aller vite, et en meurent

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Guy Capdeville - dans société
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