22 novembre 2014 6 22 /11 /novembre /2014 23:51

J'avais fait cette photo dans le studio de Just Jeackin, l'auteur du film, qui à l'époque était sous le coup de la censure.Il n'était pas encore sorti dans les salles, Et les censeurs hésitaient entre la catégorie pornographie ou érotisme. Le succés au box office a tranché et quarante ans plus tard Sylvia refait parler d'elle; victime d'un AVC, c'est un coup au coeur pour tous ceux qui l'ont aimé, dans leurs rêves. je l'ai eu devant moi Sylvia. Sa présence était ennivrante, irréelle. Mais j'étais photographe et elle était mon modéle.                                                                                                                                      Elle venait de faire le film qui allait changer le cinéma français. Aprés c'est énorme succés et ces millions de spectateurs, son charme restera dans l'histoire du septiéme art..P1100367photo guy capdeville

                                                  Je n'oublierais jamais ce regard dans mon objectif 50m/m Nikon

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20 novembre 2014 4 20 /11 /novembre /2014 09:18
Saint Orens P. P. le peintre revient

Uma pintura de Gilles Brasseur, meu vezinho, um artista que gosta muito de minha rede no teraço do castelo.

Nouvelle exposition le 22 Novembre au Carmel de Condom à 18 heure. Le châtelain sera présent pour signer des autographes

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Guy Capdeville - dans Ma France
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11 novembre 2014 2 11 /11 /novembre /2014 23:02
Ce 11 Novembre à Saint Orens Pouy Petit

Ce jour là, mon voisin Yvon Sourbés, de quatre vingt douze ans, avait l'habitude de mettre le costume et la cravate pour aller assister en première aux commémorations de l'armistice de la grande guerre. Sur sa poitrine, toute une panoplie de médailles, françaises et étrangères, témoignaient de tous les combats qu'il avait livré dans la force de l'âge contre les ennemis de la patrie.

Avec modestie et obstination il recevait les hommages des autorités locales au pied du Monument aux Morts de la sous préfecture du Gers parmi ses frères d'armes réunis pour l'occasion.

Pendant quelles années, le 11 Novembre, sa vie et sa lutte reprenaient une juste place dans cette société moderne qu'il avait contribué à instaurer; avec l'âge, il n'allait plus qu'au cimetière de la commune porter le drapeau d'une France glorieuse, soutenu dans ces minutes de silence qui lui faisaient parfois monter des larmes, par le Maire et quelques adjoints tenus de respecter le protocole devant la tombe des morts pour la France.

Aujourd'hui Monsieur Sourbés est resté chez lui, assis à la table de sa salle à manger pour lire La Dépêche, avec accroché au mur dans un cadre sous verre toutes ses médailles, qui n'étaient plus à son veston ( cf photo). Personne ne lui a rendu visite; aucun voisin n'a franchi le portail du jardin envahi de feuilles mortes pour raviver la flammes des souvenirs et de tous les services rendus aux saintorinois en panne de tracteur, de tondeuse à gazon, de machine à laver ou de moteur à explosion.

Il trouvait toujours une solution, quitte à forger une piéce, à la lime et au marteau, pour faire fonctionner les machines défectueuses, et redonner du moral aux travailleurs vaincus par les défaillances techniques de leur outil de production, comme il l'avait fait sur les chars à chenille de l'armée française en Afrique; les mêmes qui allaient libérer le sol français de l'occupant jusqu'à Berlin.

Je suis rentré dans sa cuisine avec un bout de tôle à la main que je n'arrivais pas à plier pour l'adapter au nouveau tuyau de ma cheminée. Je venais juste lui demander conseil sur la façon de procéder sachant qu'il sortait tout juste de l'hôpital. Mais il a exigé que je l'accompagne à l'atelier: " c'est moi qui commande ici". A ce moment on annonçait à la télé que l'aéroport de Toulouse était racheté en partie par les chinois.

Je l'ai suivi à petits pas; on est allé jusqu'à l'étau de son établi, où là il a fixé la pièce entre deux plaques de fer et a donné quelques coups de marteaux. Le pli était fait; avec son autorisation, j'ai fait la finition. Encore une fois le tour était joué; son œil brillait, il avait gagné une nouvelle bataille ponctué seulement d'un "tu vois c'est fait".

Je l'ai quitté avec ma pièce prête à l'emploi comme autrefois, et heureux de pouvoir bientôt me chauffer au château.

En sortant dans la rue j'ai vu le tissu bleu blanc rouge plié sous le bras d'un individu bedonnant que j'ai salué et qui ne m'a pas répondu; sûrement un tout nouveau porte drapeau venu du nord ou de l'est pour faire fortune et célébrité dans la commune.

Il a du me prendre pour un plouc ou peut-être un débile vu mon accoutrement. Mais peu importe, avec Yvon nous sommes les plus anciens habitants du village et nous le resterons jusqu'au cimetière en bas du mur d'enceinte, avec notre liberté et notre solidarité bien vivante ici et maintenant.

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4 novembre 2014 2 04 /11 /novembre /2014 23:09
  • Guy Capdeville Dans ce village fortifié du XIII° siècle, restauré au XVI° par le châtelain, seigneur de Cassagnet, après 800 ans d'existence prospère et paisible, La Peste, comme l'a décrit Albert Camus, est entrée dans les murs en 1963 et tous les habitants sont partis ailleurs pour chercher une vie meilleure, moderne, avec l'électricité et l'eau courante; toutes les maisons étaient à l'abandon sauf trois qui résistaient à l'exode, Candelon, Marie Besignan, Escalier et Me Cazenave avec ses six enfants en bas âge. Aprés Sourbés est arrivé, et en 1965 des jeunes ont débarqué pour profiter d'un hébergement gratuit dans une maison derrière l'église que l'un d'eux avait acheté pour 100 000 francs. Les gendarmes venaient souvent voir ce qui se passait dans le village, alertés par les paysans alentours qui s'inquiétaient de ce regain d'activité bizarre dans le village abandonné; et bientôt des jeunes musiciens, des peintres, des sculpteurs, des céramistes se sont installés dans les murs créant une ambiance plutôt artistique voire hippie, comme c'était la mode dans les années 70. Certains ont fait des rêves pour s'enrichir en revendant des maisons restaurées, d'autres ont voulu créer des gites ruraux mais personne ne s'est inquiété du délabrement du château dont une partie appartient à la commune et l'autre est restée privée. En 1980, le dernier propriétaire du château, M Dalagnoll a voulu le donner à la mairie qui l'a refusé car il y avait trop de frais de démolition a effectué en urgence; même M Broca, revenu au village natal ne l'a pas voulu. Je l'ai acheté pour une bouchée de pain et je l'ai restauré envers et contre tous, faisant maintenant beaucoup de jaloux. Peu importe la loi des ploucs, tous les 400 ans le château est remis en état,et l'histoire de St Orens restera gravée pour toujours dans la pierre avec le nom des propriétaires qui l'ont habité et sauvé du mépris des pauvres alentours

  • Guy Capdeville

Histoire de St Orens sur FB
Histoire de St Orens sur FB

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31 octobre 2014 5 31 /10 /octobre /2014 13:05

20130310 124652  C'est du granit brésilien et c'est ma tombe, dans ce joli petit cimetiére, paisible, avec vue imprenable pour l'éternité sur le soleil couchant.

J'en avais fabriqué cinquante pour honorer une commande des PFG. C'était la premiére fois qu'ils achetaient des monuments funéraires en granit de couleur, à l'étranger.

Ils ont refusé la totalité du chargement sous la pression des syndicats qui s'opposaient à l'importation de tombes prêtes à la pose; ils menaçaient avec le chiffre de cinq mille chômeurs, de suite dans la profession

J'étais ruiné, j'avais tout perdu, sauf ce monument que j'ai gardé pour moi.

Mais aujourd'hui, par tous les saints, je le mets en vente un bon prix; c'est une affaire

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27 octobre 2014 1 27 /10 /octobre /2014 10:39
Avec cette  photo aérienne du village de Cacha Pregos et de mon territoire maritime privé où personne n' a accès car il faut nager longtemps dans le sens du courant, mon horizon reste dégager, serein avec mes voisins brésiliens.  Ils ont choisi la continuité et cela me va bien. Egoistement j'ai craint d'être envahi par les jetskis le wek-end quand les propriétaires des résidences secondaires débarquent sur la plage leurs engins pour envahir mon banc de sable                                                                                                              Cela fait un parcours de trois kilomètres pour faire le tout le tour de ces écumes blanches et rentrer dans le chenal le long de la plage du village jusqu'à la pointe de sable de cette île d' Itaparica en bas à droite. Mais eux avec leurs coquilles en plastic à pétrole Petrobras, ils leur faut quelques minutes pour consommer tout cet espace; maintenant ils devront attendre cinq ans pour se remettre aux affaires

Avec cette photo aérienne du village de Cacha Pregos et de mon territoire maritime privé où personne n' a accès car il faut nager longtemps dans le sens du courant, mon horizon reste dégager, serein avec mes voisins brésiliens. Ils ont choisi la continuité et cela me va bien. Egoistement j'ai craint d'être envahi par les jetskis le wek-end quand les propriétaires des résidences secondaires débarquent sur la plage leurs engins pour envahir mon banc de sable Cela fait un parcours de trois kilomètres pour faire le tout le tour de ces écumes blanches et rentrer dans le chenal le long de la plage du village jusqu'à la pointe de sable de cette île d' Itaparica en bas à droite. Mais eux avec leurs coquilles en plastic à pétrole Petrobras, ils leur faut quelques minutes pour consommer tout cet espace; maintenant ils devront attendre cinq ans pour se remettre aux affaires

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Guy Capdeville - dans Brésil
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25 octobre 2014 6 25 /10 /octobre /2014 22:44

Maintenant qu'il a été vandalisé Place Vendôme, tout le monde en parle.

L'objet en lui même n'a rien d'extraordinaire: c'est un petit entonnoir qui est fixé dans l'anus pour faciliter l'activité sexuelle des amateurs de sodomie dans cette zone sensible...

En fait l'artiste a fait appel a un dénominateur commun de notre société moderne: l’enculage. Nous sommes tous à un moment ou un autre, enculé ou enculeur

Et grâce à lui, nous savons qu'il peut aussi représenter un sapin de Noël; et l'on peut se poser la question sur le prochain père Noël de la place Vendôme, sera-t-il plu gay? ou simplement un pigeon de la société de consommation, comme tout le monde

Un plug anal artistique

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Guy Capdeville - dans artiste
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23 octobre 2014 4 23 /10 /octobre /2014 22:23

Ce ne fera que 27 ans plus tard que le petits fils viendra mettre ses pieds sur la plage du Porto da Barra, à l'entrée de la Baie de Tous les Saints, au même endroit où les premiers navigateurs portugais ont débarqué au début du XVI° siècle et où le Brésil m'a ouvert ses bras en 1987 avec mes VINGT MILLES dollars en liquide dans le slip pour ouvrir une carrière de granit sur les berges du Paraguaçu à Itaberaba.

Une formidable aventure qui se perpétue, chaque fois que je reviens au Grande Hotel da Barra et cette dernière fois avec mes petits enfants. Une grande joie de tout recommencer pour une autre vie à Salvador de Bahia.

Sur les traces du grand pére à Bahia
Sur les traces du grand pére à Bahia

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Guy Capdeville - dans Brésil
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22 octobre 2014 3 22 /10 /octobre /2014 12:50
Les américains au XV° siécle

ILS AVAIENT DE DRÔLES D'ORDINATEURS CES MEXICAINS

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Guy Capdeville - dans amérique
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19 octobre 2014 7 19 /10 /octobre /2014 23:15

Constamment harcelé par les forces de l'ordre, la solution a été d'aller là où les habitants était partis, avaient désertés leur village plusieurs fois centenaires pour habiter en ville, prés d'une usine, avec le néon et le formica, mais aussi une salle de bains et l'ascenseur.

A cette époque, des centaines de village des départements déshérités de France, comme on disait, se vidaient de leur population et les maisons tombaient en ruine; les petits propriétaires terriens ne pouvaient plus cultiver la terre pour nourrir la famille. Fallait vendre au plus offrant.

J'ai eu la chance en 1965 d'acheter une maison en pierre dans un village fortifié du XIII° siècle pour 100 000 francs. Le salaire mensuel était de 80 000 francs.

De cette place forte nous pouvions continuer nos vagabondages, notre errance au grès des rencontres et des opportunités offertes sur les parkings poids lourds ou dans les wagons des gares. Peu importe où on allait, on était sur la route.

Sur les trottoirs des villes traversées, on faisait notre bivouac artistique, de la craie au récital de poèmes et s'il fallait faire vite ,une séance de "cracher le feu" qui permettait de faire la manche en dix minutes. Car il fallait toujours avoir de l'argent sur soi pour me pas se faire coffrer en délit de vagabondage par les gendarmes.

Mais le plus passionnant était de provoquer des débats spontanés avec des gens qui voulait savoir pourquoi si jeune j'étais assis dans la rue, par terre comme un mendiant, un gitan, un clochard, une loque humaine.

Et là, ils avaient droit à une diatribe bien au point contre la société de consommation dont ils étaient les piètres laquais. Tout y passer, l'anti cléricalisme, l'anti militarisme, l'anti colonialisme et l'anti communisme ou capitalisme, Mais c'était sympa, ça les faisait souvent marrer et nous jetaient une pièce dans la sébile en fer blanc, pour encourager les contestataires, avant que les cognes arrivent pour nous faire déguerpir.

Peu importe, on quittait la ville, en marchant avec notre musette le long d'une route bien fréquentée en automobiles et l'aventure nous reprenait avec cette ivresse de vivre libre, pas comme eux les congés payés....

 

c'était avant les hippies et Mai 68

 

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Guy Capdeville - dans 1965
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  • : photographe de presse fut mon premier métier et ce sera mon dernier bénévolat
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