20 septembre 2014 6 20 /09 /septembre /2014 23:39
Mais surtout ses habitants, "les cachapreguiens" qui m'adressent tous et toutes des " bom dia" et des sourires quand ils m'attrapent dans leurs bras pour m'"abraçar".En France, ce n'est pas comme ça, et ce ne le sera jamais...

Mais surtout ses habitants, "les cachapreguiens" qui m'adressent tous et toutes des " bom dia" et des sourires quand ils m'attrapent dans leurs bras pour m'"abraçar".En France, ce n'est pas comme ça, et ce ne le sera jamais...

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12 septembre 2014 5 12 /09 /septembre /2014 13:03

ET PAS CHÈRE, en dessous du seuil de pauvreté.

Chaque jour ça recommence. Lever aux premières lueurs avant six heures du matin, enfiler un short et chausser des tongs. Marcher le long de la plage jusqu'à la boulangerie du village pour boire un café et croquer un petit pain chaud avec jus d'orange pressée ou tranche d'ananas, mangue ou goyave. Écouter ou parler aux autre clients, de sept à soixante dix sept ans, et revenir par le même bord de mer, pour savoir si la marée monte ou descend, jusqu'à la "casa" où les nouvelles du jour m'attendent sur Internet Wifi.

Avant neuf heures, s'habiller d'un maillot de bain, teeshirt et lunette de natation pour aller nager jusqu'au banc de sable, toujours vierge de présence humaine, et selon le sens du courant partir au large. Vers les onze heures, revenir sur le sable du bord du village pour voir si les pêcheurs à la pirogue ont du poisson frais; Acheter sur le champ, en liquide ou à crédit,les vertébrés aquatiques à la pièce pour quelques réales et revenir au domicile pour cuisiner le repas du jour.

Petite vaisselle et rapide ouverture de l'ordi avant la sieste car il est impossible de bouger tant la chaleur est forte. Tout effort provoque des sueurs abondantes; mieux vaut s'allonger, rester immobile, rêver, bercer par le bruissement des palmes de cocotier. Le vacarme des chants d'oiseaux, surtout des perroquets, avec le déclin du soleil informe que l'heure est venue de repartir vers la plage pour nager au large du " Leo do Mar" jusqu'au couchant et profiter des milles couleurs visibles entre le ciel et l'eau.

Un peu sonné par l'effort soutenu de ces promenades aquatiques, une bonne douche d'eau douce et tiède prépare à l'ultime marche jusqu'au village pour acheter quelques provisions avant la tombée de la nuit. Puis s'endormir, nu, sous la moustiquaire, caressé par la brise nocturne qui entre par porte et fenêtre grande ouverte;

ET demain ça recommence si "deus quizer" et dix euros à dépenser

photo guy capdeville Cacha Pregos

photo guy capdeville Cacha Pregos

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Guy Capdeville - dans misére
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11 septembre 2014 4 11 /09 /septembre /2014 13:14
Sur la plage d'Ipanema ce 11 Septembre la boucle est bouclée: mes petits enfants sont et resteront brésiliens. Ils aiment bien ça et la France est déjà loin

Sur la plage d'Ipanema ce 11 Septembre la boucle est bouclée: mes petits enfants sont et resteront brésiliens. Ils aiment bien ça et la France est déjà loin

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Guy Capdeville - dans Brésil
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10 septembre 2014 3 10 /09 /septembre /2014 13:41
De sa favela au pied du Christo Redemptor, elle vient nettoyer les vitres  de l'immeuble du quartier des propriétaires de Laranjeiras

De sa favela au pied du Christo Redemptor, elle vient nettoyer les vitres de l'immeuble du quartier des propriétaires de Laranjeiras

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5 septembre 2014 5 05 /09 /septembre /2014 23:14

J'ai une photo du grand père Alaqui au volant de son Taxi. Après il est passé à la G7

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4 septembre 2014 4 04 /09 /septembre /2014 09:29

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3 septembre 2014 3 03 /09 /septembre /2014 09:50

P1090401.JPG  p                                                                                                                                 photo guy capdeville

Tourner la page   3 – De l’Ile des Femmes (Yucatan-Mexique) à Belize city ( Honduras)

 Cinq mois dans un bungalow sous les cocotiers, posé sur du sable blanc, à vingt pas de l’eau de mer translucide  des Caraïbes, parfaitement claire et toujours à vingt huit degré ; du homard ou des steaks de tortue tous les jours, ça ne pouvait plus durer. Fallait reprendre la route vers le sud.

On n’était plus très loin de la frontière  du Honduras Britannique et je voulais me sortir de là : le risque était, d’y rester trop longtemps. Un endroit merveilleux et un travail en or, guide interprète au Club Méditerranée. Sur cette Islas Mujeres, à la pointe du Yucatan mexicain, certains soirs, de faibles lueurs à l’horizon indiquaient Cuba. Fidel avait débarqué là au tout début de sa croisade révolutionnaire  avec ses premiers compagnons de combat. Pour l’instant les Gm et  les Go du Club occupaient l’hotel Zazil-Ha (qui existe toujours je crois), tout à la pointe de l’île.

Le directeur ne parlant pas français m’avait demandé de tout lui traduire en simultané et je serais logé, nourri, un peu payé. C’était très important pour le contrat avec Le Club Med qui était pour la première fois en Amérique latine et pouvait revenir tous les ans car l’hôtel ne couvrait plus ses frais de gestion ; tous les robinets fuyaient. Une affaire énorme qui allait bouleverser tout le paysage. C’était fin 1968, début 1969 et l’homme allait marcher sur la lune.

La routine s’installait avec un farniente omniprésent et les activités du Club créaient des distractions pour tous, à toute heure, même tard la nuit parfois ; la promenade la plus prisée des Gentils Membres était la journée de découverte  sur l’île inhabitée, Cancún.

Je partais le matin avec l’équipement nécessaire  pour préparer les repas avec apéritif inclus : une machette, des citrons et des oignons, du sel, du sucre, du rhum et des glaçons. Et de l’eau bien sûr. Avec mes six à dix personnes et mon assistant,  sur un bateau hors-bord, j’installais tout le monde  pour une traversée de quarante  minutes à une heure selon la houle, jusqu’à la crique « enchantée » ; une anse de sable blanc d’une centaine de mètre en arc de cercle  avec à chaque extrémité des récifs de coraux à moitié immergé où pullulaient des poissons multicolores. Durant la traversée, on péchait avec une traîne de trente mètres et un gros hameçon planté dans un bout de chiffon blanc, deux ou trois barracudas avant d’arriver à la crique sauvage, vierge de toute présence humaine, sinon des flamands roses et des ibis rouges, sans parler des pélicans, perroquets, des iguanes et des autres espèces qui vivaient là depuis des lustres.    

Dés  notre accostage, nous coupions quelques palmes pour pouvoir s’asseoir  sur le sable brûlant et préparions un feu. On allait cueillir quelques noix de coco pour préparer l’apéritif et je mettais mes lunettes de plongée pour ramasser des  lambis par trois ou quatre mètres de fond qui en était jonché. Revenu sur la plage, je cassais d’un coup de lame  la pointe du coquillage pour décrocher le muscle qui tombait dans le plat. Puis coupé en petits morceaux, il macérait dans du jus de citron ; le « sebiche » était prêt et il ne restait plus qu’à partager le barracuda qui grillait sur la braise. C’était devenu mon île déserte, mon coin de paradis  à moi.

Un jour on m’a demandé d’emmener juste deux personnes et de bien les soigner ; j’ai fait comme d’habitude pour une journée d’aventure à Cancun. Plus tard j’ai su que j’avais côtoyé  le pdg du Club et le roi du stylo à bille. Peut-être ce jour là ont-ils décidé de construire un aéroport sur le lagon ?  

             Changer de pays

Aucune difficulté pour passer la douane et les contrôles de police avec un sac à dos pour tout viatique. Nous entrions dans un pays du Commonwealth avec un passeport français ; l’alliance cordiale et trois mois de visa immédiat.

L’arrivée à Belize, après des centaines de kilomètres à l’arrière d’un pick-up sur des pistes poussiéreuses, fut très étonnante. Une succession ininterrompue de petites maisons en bois peintes au Ripolin, éclairées à la nuit tombante d’ampoules colorées, nous conduisit jusqu’au centre ville juste après le pont.

Beaucoup de monde sur les trottoirs, les petites terrasses et même aux fenêtres  des rez-de-chaussée, le tout baigné d’une musique soul de James Brown à Otis Redding branchée sur la même radio. Mais la surprise était qu’il n’y avait pas de blancs, que des africains.

Mais la loi était anglaise et on respectait la reine Elizabeth. Les quelques  policiers qui circulaient dans leur Land Rover ne réagissaient pas aux moqueries des gamins qui les narguaient ; mais je me souviens de ce procès d’un jeune homme, condamné à la pendaison par un tribunal où les juges avaient des perruques de coton blanc bouclé sur la tête et des grosses gouttes de sueur qui perlaient luisantes sur leur front en prononçant la sentence.

Ce petit pays était en effervescence car il allait être indépendant. Dans les faubourgs de la ville, sur la zone marécageuse, des «boîtes de nuit » regroupaient toute une jeunesse qui faisait la révolution en fumant des joints au son de Sex Machine. C’est là que j’ai rencontré un cubain qui enseignait la technique de faire une arme de poing avec un bout de tuyau, un ressort et une cartouche.

Il fallait provoquer des défilés de rue et lorsqu’on était au contact des forces de l’ordre, on tirait dans le tas. Mais les quelques intéressés par la prise du pouvoir préféraient  finalement succomber à une douce violence. Ce n’était pas des hippies, même s’ils préféraient l’amour à la guerre.

                  The Reporter

Cette ambiance me plaisait et il fallait trouver un moyen d’y rester. J’ai appris par un américain qu’un journal allait se créer ; des investisseurs étranger cherchaient à monter une rédaction avec un photographe de presse. Je me suis présenté. J’ai été embauché à la pige. Dés que le rédacteur en chef me demandait de faire une photo, je savais que j’allais gagner quelques dollars .

Il ne m’a pas laissé le temps de réfléchir quand il m’a proposé de faire une photo difficile, à la sortie du tribunal, d’un individu dont tout le monde connaissait le nom mais personne  ne savait pas à quoi il ressemblait ; il était de très mauvaise réputation et il fallait que «l’affaire » éclate au grand jour.

J’ai fait mon travail avec le sentiment de montrer un méchant nuisible. Mais aujourd’hui en voyant comment ce petit territoire a été morcelé par de grands propriétaires américains du nord, dont certains très célèbres pour leurs films, je me pose des questions .

Et si l’homme en question était un chef politique ou religieux qui pouvait conduire sa  nation  vers un autre destin au moment opportun. En tout cas, pour ceux qui ne lisent pas l'anglais, il m'a dit qu'il me retrouverait; pour me faire la peau?

Photographe du Petit Bleu au The Reporter à Belize- Honduras Brit.

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Guy Capdeville - dans presse
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24 août 2014 7 24 /08 /août /2014 09:51

C'est Coluche qui disait ça à l'époque où son "fils" Gérard fumait du hakik avec les beatniks; par nous à St Orens on devrait faire un effort pour boire plus de vin. Le plus courageux des paysans de la commune, certains les appelle les culs terreux ou les ploucs, a entrepris de planter des milliers de plan de vigne sur les pentes des collines de la commune. En plus d'embellir le paysage cette initiative redonne à notre terroir une image de marque des vignobles des Côtes de Gascogne.

Au siècle passé plus de 80% des terres cultivables de ce secteur de notre France profonde était couvert de vignoble. Il suffit de visiter Le Musée du vin à Mouchan pour se rendre compte à quel point cette activité agricole faisait vivre toute la région avec tous les métiers connexes de la fabrication de pressoir et d'outillages divers,cuves, pompes jusqu'aux alambics.

Hélas les viticulteurs de l'époque, s'ils avaient su chacun à leur façon inventer des techniques pour prendre soin de leur vigne, leur vinification n'était pas au point ou très empirique et leur production était catalogué d'horrible piquette; souvent bonne à brûler pour produire de l'Armagnac.

Aujoud'hui, nos agriculteurs ont su se regrouper en coopérative et des œnologues se chargent de tirer le meilleur de ces milliers d'hectolitres qui arrivent aux vendanges. La cave coopérative de Condom propose maintenant toute une gamme de "pinard", très agréable à boire avec de subtiles parfums et surtout à un prix très abordables.

Il suffit d'essayer pour être convaincu; mais amener votre cubi ou votre marie-jeanne car il s’achète au kilo.

Nos côtes de Gascogne font du bon vin   photo guy capdeville

Nos côtes de Gascogne font du bon vin photo guy capdeville

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Guy Capdeville - dans St Orens
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16 août 2014 6 16 /08 /août /2014 11:43

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13 août 2014 3 13 /08 /août /2014 22:27

A l'époque des premiers post sur LE POST Publié par
Guyc
ap

post non vérifié par la rédaction

CRÉER DES MILLIERS D'EMPLOI: LE SAVOIR-FAIRE BRÉSILIEN

05/03/2011 à 15h06 - mis à jour le 05/03/2011 à 15h19 | vues | réactions


Depuis quelques jours des centaines de travailleurs casqués et munis de clefs à molette s’activent le long des avenues de la capitale de l’état de Bahia ; sur plusieurs kilomètres, ils montent des échafaudages qu’ils déferont dans deux semaines.

Comme d’autres peuvent faire en quelques jours à l’époque de Noel le chiffre d’affaire de toute une année, le carnaval de Salvador est devenu un énorme business qui attire toujours plus de participants : ils se comptabilisent maintenant en millions et durant une semaine, la ville se transforme en un gigantesque parc d’attraction. La mutation est totale, et plus rien ne fonctionne comme à l’accoutumé, à tel point que même les propriétaires d’appartement quittent leur domicile pour pouvoir le louer pendant dix jours car le montant de ce loyer temporaire couvrira largement les charges de toute une année.

La grande invention de cette folie carnavalesque est attribuée à Osmar et Dodo, deux bahianais qui ont eu l’idée de mettre un orchestre sur la plateforme d’un camion pour le faire circuler dans les rues. Au fil des années, cet ensemble roulant est devenu un « trio electrico », genre de structure à étage avec son groupe électrogène, loge et toilettes pour les musiciens au rez de chaussée, et sur le dessus une grande terrasse où les guitaristes, batteurs, chanteurs peuvent jouer à plein volume leur partition amplifiée par les milliers de Watt des énormes hauts parleurs. Chaque artiste a son propre Trio et les plus célèbres reviennent chaque année attirer les foules.

Deux types de participants créaient l’ambiance tout au long du parcours :les « gratuits » et les payants. Une simple corde les sépare dans ce vacarme ambulant : une frontière bien marquée et mobile entre, disons les riches et les pauvres. L’astuce vient de « labada » : une sorte de pyjama coloré, l’uniforme en quelque sorte des adeptes de tel ou tel trio qui se reconnaissent immédiatement entre eux. Ils ont acheté à l’avance, souvent assez cher, leur tenue pour appartenir à un groupe et faire partie d’un « bloco ».

Parfois plus de dix mille pour les plus fameux comme les « filhos de Gandhi », ils suivent à l’intérieur des cordes, en chantant et en dansant tout au long du parcours à l’unisson de leur idole selon une chorégraphie bien rythmée. Les spectateurs , massés le long des avenues, participent au spectacle mais il leur est interdit de marcher à l’intérieur des cordes pour suivre la musique. Ils attendront debout, en bougeant quand même, l’arrivée du prochain Trio, normalement distant de cinq cents mètres.

Le spectacle est permanent et dure plusieurs jours. Jusqu’à la fin des années 80, les fenêtres des immeubles avec vue sur le défilé étaient louées longtemps à l’avance et il n’y en avait pas assez pour tout le monde. Des estrades étaient montées dans le parc municipal de Campo Grande et les trios tournaient en boucle dans la vielle ville, au milieu d’une foule compacte et endiablée. Le vacarme était assourdissant et les musiques, parfois une centaine de tambours, résonnaient sur les façades des édifices et se confondaient avec des sons de guitares électriques donnant une cacophonie impossible à identifier pour suivre la cadence.

Des échauffourées éclataient dans la foule, vite calmées par les matraques de la police militaire casquée et en file indienne qui tapait dans le tas. Après une courte panique, le rythme reprenait le dessus et l’envie de danser ensemble remettait de l’ordre dans cette cohue.

Aujourd’hui avec la supervision des chaînes nationales de télévision qui suivent le carnaval de Salvador en direct pour tout le Brésil, l’ambiance est mieux contrôlée. Le parcours s’est allongé vers les grands hôtels du bord de mer, et l’installation de « camarote », des loges solides décorées et bien aménagées sur des structures métalliques se louent quelques milliers de dollars à des hôtes payants qui ne veulent rien perdre du spectacle, de jour comme de nuit, et n’ont pas besoin de « abadas » pour faire la fête avec des amis en folie…

photo guy capdeville    Salvador de Bahia, le carnaval est terminé

photo guy capdeville Salvador de Bahia, le carnaval est terminé

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