23 octobre 2014 4 23 /10 /octobre /2014 22:23

Ce ne fera que 27 ans plus tard que le petits fils viendra mettre ses pieds sur la plage du Porto da Barra, à l'entrée de la Baie de Tous les Saints, au même endroit où les premiers navigateurs portugais ont débarqué au début du XVI° siècle et où le Brésil m'a ouvert ses bras en 1987 avec mes VINGT MILLES dollars en liquide dans le slip pour ouvrir une carrière de granit sur les berges du Paraguaçu à Itaberaba.

Une formidable aventure qui se perpétue, chaque fois que je reviens au Grande Hotel da Barra et cette dernière fois avec mes petits enfants. Une grande joie de tout recommencer pour une autre vie à Salvador de Bahia.

Sur les traces du grand pére à Bahia
Sur les traces du grand pére à Bahia

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Guy Capdeville - dans Brésil
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22 octobre 2014 3 22 /10 /octobre /2014 12:50
Les américains au XV° siécle

ILS AVAIENT DE DRÔLES D'ORDINATEURS CES MEXICAINS

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Guy Capdeville - dans amérique
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20 octobre 2014 1 20 /10 /octobre /2014 19:14

Maintenant qu'il a été vandalisé Place Vendôme, tout le monde en parle.

L'objet en lui même n'a rien d'extraordinaire: c'est un petit entonnoir qui est fixé dans l'anus pour faciliter l'activité sexuelle des amateurs de sodomie dans cette zone sensible...

En fait l'artiste a fait appel a un dénominateur commun de notre société moderne: l’enculage. Nous sommes tous à un moment ou un autre, enculé ou enculeur

Et grâce à lui, nous savons qu'il peut aussi représenter un sapin de Noël; et l'on peut se poser la question sur le prochain père Noël de la place Vendôme, sera-t-il plu gay?

Un plug anal artistique

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Guy Capdeville - dans artiste
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19 octobre 2014 7 19 /10 /octobre /2014 23:15

Constamment harcelé par les forces de l'ordre, la solution a été d'aller là où les habitants était partis, avaient désertés leur village plusieurs fois centenaires pour habiter en ville, prés d'une usine, avec le néon et le formica, mais aussi une salle de bains et l'ascenseur.

A cette époque, des centaines de village des départements déshérités de France, comme on disait, se vidaient de leur population et les maisons tombaient en ruine; les petits propriétaires terriens ne pouvaient plus cultiver la terre pour nourrir la famille. Fallait vendre au plus offrant.

J'ai eu la chance en 1965 d'acheter une maison en pierre dans un village fortifié du XIII° siècle pour 100 000 francs. Le salaire mensuel était de 80 000 francs.

De cette place forte nous pouvions continuer nos vagabondages, notre errance au grès des rencontres et des opportunités offertes sur les parkings poids lourds ou dans les wagons des gares. Peu importe où on allait, on était sur la route.

Sur les trottoirs des villes traversées, on faisait notre bivouac artistique, de la craie au récital de poèmes et s'il fallait faire vite ,une séance de "cracher le feu" qui permettait de faire la manche en dix minutes. Car il fallait toujours avoir de l'argent sur soi pour me pas se faire coffrer en délit de vagabondage par les gendarmes.

Mais le plus passionnant était de provoquer des débats spontanés avec des gens qui voulait savoir pourquoi si jeune j'étais assis dans la rue, par terre comme un mendiant, un gitan, un clochard, une loque humaine.

Et là, ils avaient droit à une diatribe bien au point contre la société de consommation dont ils étaient les piètres laquais. Tout y passer, l'anti cléricalisme, l'anti militarisme, l'anti colonialisme et l'anti communisme ou capitalisme, Mais c'était sympa, ça les faisait souvent marrer et nous jetaient une pièce dans la sébile en fer blanc, pour encourager les contestataires, avant que les cognes arrivent pour nous faire déguerpir.

Peu importe, on quittait la ville, en marchant avec notre musette le long d'une route bien fréquentée en automobiles et l'aventure nous reprenait avec cette ivresse de vivre libre, pas comme eux les congés payés....

 

c'était avant les hippies et Mai 68

 

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Guy Capdeville - dans 1965
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19 octobre 2014 7 19 /10 /octobre /2014 10:30

A cette époque, je n'avais pas dix sept ans


 


 

 

,,et j'avais choisi de vivre dans la rue, loin de la maison famille, du Lycée et de l'amour maternel.

Nous étions des nomades, des clochards avec quelques combines pour gagner quelque argent rapidement; des dessins à la craie sur un trottoir devant une poste ou un Prisunic, les premiers parkings pour automobiles et les postes à essence avec la complicité du gérant nous permettaient de laver des pares brises devant derrière pour un franc. Suffisait d'avoir un chiffon et une heure plus tard on en avait assez pour ce payer un restau ou notre accoutrement faisait sensation. S'il le fallait, on improvisait une petit spectacle à la terrasse: " attention mesdames et messieurs nous ne savons pas jouer de la guitare mais si vous nous donner un franc, on changera d'accord". Et ça marchait....

Pareil pour traverser la France ou l'Espagne du nord au sud avec des camions, des trains de marchandises ou des autos particulières que l'on sélectionnait selon le modèle et le chauffeur comme l'a si bien skeché Coluche.....

Tellement de forme de contestation de cette nouvelle société de consommation, avec des happenings spontannés dans la rue ou les commissariats, des conférences improvisées dans la rue sur l'américanisation de nos moeurs que trois ans plus tard ,en 68 on avait 20 ans, les Hippies sont arrivés avec la mode des cheveux longs et des dollars dans le passeport; fini l'existentialisme au quotidien.

C'était foutu, les beatniks étaient récupérés par la mode,la drogue et l'establisment.... Tous dans des Kombi WW pour aller vivre en Inde ou Katmandou; nous on est resté au bord de la route avec notre couverture sale et trouée pour aller se réfugier dans un village abandonné des départements déshérités de la France rurale abandonnée par ses habitants./...../

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18 octobre 2014 6 18 /10 /octobre /2014 19:31

1-copie-1.jpgPhoto guy capdeville- Lima 1969      Faire travailler des enfants comme des esclaves est une barbarie dénoncée par les défenseurs des droits de l'homme de l'Unesco à l'Onu, mais obliger les enfants à croire en Dieu est une nécessité pour de nombreuses religions dont les nôtres.

Alors, circulez, y a rien à voir, sinon peut-étre ma photo.

Vaut mieux leur faire croire au Pére Noel, c'est plus amusant et moins contraignant pour le développement de leur propre intelligence; et surtout ça dure moins longtemps.

Dieu et le travail ne sont pas pour les enfants mais bien pour les grands. Enfin presque...

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Guy Capdeville - dans archives
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14 octobre 2014 2 14 /10 /octobre /2014 19:59

Cettehttp://rue89.nouvelobs.com/sites/news/files/assets/image/2014/10/map.jpg

ET SEULEMENT EN GUYANNE FRANCAISE DE TOUTE L'AMERIQUE, NOUS SOMMES LES SEULS CANCEREUX POURQUOI?

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Guy Capdeville - dans misére
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5 octobre 2014 7 05 /10 /octobre /2014 23:49
Produzir tomate sem agrotoxicos em todo lugar o otras hortaliças, ja e posivel com o sistema JARDHIDRO. com

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Guy Capdeville - dans jardhidro
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29 septembre 2014 1 29 /09 /septembre /2014 12:40
 Un document pour un festin cannibale

Le Brésil est à la mode, tout le monde en parle mais en 1554 il était méconnu et Hans Staden y a vécu, prisonnier des Indiens Tupi. Après son évasion, il est revenu dans l'Europe des cours royales du XVI° siècles et son livre Nus féroces et anthropophages a connu un grand succès plusieurs fois réédité. C'est un grand reportage, écrit et illustré de croquis sur tout ce qu'il a vu durant sa captivité.

Notamment comment les brésiliens de l'époque préparaient le festin et la cuisson de la chair humaine .

Nous au même moment on faisait des châteaux, eux des "churasco", cette cuisson au barbecue toujours à la mode en Amérique pour déguster la viande de bœuf bien grillée; si vous y allez, vous serez sûrement invité à participer à ce genre de gastronomie.

Mais depuis, la civilisation et ses bienfaits nous a inculqué le respect de la dignité humaine: nous sommes tous libres et égaux.

et surtout nous nous aimons les uns les autres

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Guy Capdeville - dans brésil
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27 septembre 2014 6 27 /09 /septembre /2014 13:05

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foto guy capdeville   La belle aubaine de la premiére page  du plus grand tirage de Sao Paulo-1971

Le Brèsil m`avait ouvert ses bras, j`avais un mètier et un terrain au Alto da Serra où j´ai construit ma première maison. J´ètais devenu brésilien

Depuis quelques semaines je suis papa, père d’un petit bout de choux qui doit prendre ses trois biberons par jour ; et le lait coute cher quand on n’a pas de cruzeiros en poche. Aucune chance de trouver du travail dans cette mégalopole, envahie de milliers d’immigrants venant des zones rurales à la recherche d’un emploi. La dictature bat son plein régime dans ce Brésil en crise, et Sao Paulo vit dans le chaos d’un afflux de population incontrôlée.

Chacun cherche un domicile pour vivre comme il peut, au jour le jour. Sans un sou, car nos réserves financières reçues à Santiago du Chili  pour le tournage d’un publicitaire avec Rexona avaient fondues le long du trajet de plusieurs milliers de kilomètre ; avec une compagne dormant sur des cartons dans une pièce sans fenêtres et un bébé sur une panière posée au sol, il fallait vite trouver une solution pour régler l’urgence alimentaire.

En plus, six mois auparavant, par l’Argentine, j’avais franchi la frontière sans papier, et j’étais à la merci d’un contrôle de la police militaire qui surveillait tout, partout. Un matin, encouragé par un ami franco-brésilien, je décide de me présenter à la rédaction d’O Estado de Sao Paulo, le plus grand quotidien de l’époque avec des millions de lecteurs tous les jours. C’était le 8 Juin 1971.

Je commençais à bien parler le portugais et je raconte mon histoire à la secrétaire de rédaction qui m’avait reçue : »photographe de presse français, père d’un petit garçon etc.… » et je terminais mon long discours en formulant une demande de travail ; une pige me suffirait. Le temps de cette entrevue j’ai pu accrocher un journaliste de la rédaction avec qui j’ai pu parler de mon métier en France, reporter au Petit Bleu, et de ma situation marginale.

Il connaissait bien le rédacteur en chef du Jornal Da Tarde, et nous sommes allés le voir dans son bureau. Ensemble, on a bu le petit café, fumé une cigarette, évoqué Paris et mai 68, mais pas d’embauche possible pour le moment. Nous allions nous séparer quand soudain il me dit « espera um poco ». Un télex vient de tomber : Emerson Fittipaldi  a été accidenté dans une collision  prés de Lyon. « C’est où Lyon ». Je lui explique et il me dit.

« Bon, t’es photographe. Tu vas avec un rédacteur sportif au domicile d’Emerson et tu fais des clichés. Demain on titre en première page sur l’accident ». Nous voilà parti, avec mon appareil au cou qui ne me quittait jamais et nous arrivons chez l’idole de tout un peuple, champion du monde de la conduite automobile, seul héros brésilien connu dans le monde entier. Une fierté nationale.

Seulement la famille Fittipaldi  est dans un grand désarroi, cherchant par tous les moyens des informations sur l’état de santé du fils prodige. Le téléphone n’arrête pas de sonner et je prends des photos portrait autour de ce combiné : pas terrible comme illustration  du sujet. Et voilà que mon collègue m’entraine au sous-sol, conduit par Mr. Fittipaldi qui tient absolument à nous montrer la salle des trophées.

Partout des coupes, des vases ornés de médailles, tout un bric à brac , doré et brillant qui prend bien la lumière. Il nous montre du doigt une grande photo posée sur une étagère : c’est Emerson au volant d’une formule Indi à Indianapolis qui percute un autre concurrent à plus de 150 km/heure et passe au dessus de lui. Et il remet sa main sur son visage.

J’avais vu le cadrage, très peu de luminosité, mais avec le contre jour de l’ampoule électrique, je pouvais faire une « plaque » émouvante. Je n’étais pas sûr de moi et je suis allé au labo attendre le résultat. Une réussite en noir et blanc bien contrasté, pas trop flou pour voir les détails. On m’a félicité et le lendemain quand je suis allé chercher mon chèque pour la cessation de mes droits d’auteur au Jornal da Tarde, tous avaient vu la pleine demi page sur quatre colonnes de l’accident d’Emerson à Lyon. J’étais «  o  fotografo frances, o guy  «          

Il a fallu tout quitter; ils m´ont mis dans l´avion pour Paris avec juste mon sac á dos que je trainais avec moi depuis trois ans et une paniére en osier oú mon fils de six mois pleurait.

J`ai attendu 43 ans pour savourer ma revanche; un plat qui se mange froid et je suis le seul á déguster. Mais je n`aurais pas le temps de construire une autre maison; après mon départ forcè, elle a èté brûlé par les militaires qui soupçonnaient une cache des guerrilheros du Alto da Serra.

Ce sera mes petits enfants qui bâtiront ici, chez eux, comme le font tous les brésiliens et comme je l`avais fait aussi par amour de ce pays

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Guy Capdeville - dans mon brésil

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