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20 mai 2015 3 20 /05 /mai /2015 15:06

Maintenant je peux témoigner d'une descente en enfer. Durante 6 dias e 6 noites sim parar um segundo mas de 50 bermes comierom minha orelha.

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13 mai 2015 3 13 /05 /mai /2015 09:48

Il fallait être au bon endroit au bon moment: un stress permanent

 

 

 








Elles sont toute l'Amérique: d'origine espagnole, indienne, africaine.

 

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10 mai 2015 7 10 /05 /mai /2015 09:53

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foto guy capdeville   La belle aubaine de la premiére page  du plus grand tirage des quotidiens brésiliens O Estado de Sao Paulo- O Jornal da Tarde1971

Le Brèsil m`avait ouvert ses bras, j`avais un mètier et un terrain au Alto da Serra où j´ai construit ma première maison. J´ètais devenu brésilien

Depuis quelques semaines je suis papa, père d’un petit bout de choux qui doit prendre ses trois biberons par jour ; et le lait coute cher quand on n’a pas de cruzeiros en poche. Aucune chance de trouver du travail dans cette mégalopole, envahie de milliers d’immigrants venant des zones rurales à la recherche d’un emploi. La dictature bat son plein régime dans ce Brésil en crise, et Sao Paulo vit dans le chaos d’un afflux de population incontrôlée.

Chacun cherche un domicile pour vivre comme il peut, au jour le jour. Sans un sou, car nos réserves financières reçues à Santiago du Chili  pour le tournage d’un publicitaire avec Rexona avaient fondues le long du trajet de plusieurs milliers de kilomètre ; avec une compagne dormant sur des cartons dans une pièce sans fenêtres et un bébé sur une panière posée au sol, il fallait vite trouver une solution pour régler l’urgence alimentaire.

En plus, six mois auparavant, par l’Argentine, j’avais franchi la frontière sans papier, et j’étais à la merci d’un contrôle de la police militaire qui surveillait tout, partout. Un matin, encouragé par un ami franco-brésilien, je décide de me présenter à la rédaction d’O Estado de Sao Paulo, le plus grand quotidien de l’époque avec des millions de lecteurs tous les jours. C’était le 8 Juin 1971.

Je commençais à bien parler le portugais et je raconte mon histoire à la secrétaire de rédaction qui m’avait reçue : »photographe de presse français, père d’un petit garçon etc.… » et je terminais mon long discours en formulant une demande de travail ; une pige me suffirait. Le temps de cette entrevue j’ai pu accrocher un journaliste de la rédaction avec qui j’ai pu parler de mon métier en France, reporter au Petit Bleu, et de ma situation marginale.

Il connaissait bien le rédacteur en chef du Jornal Da Tarde, et nous sommes allés le voir dans son bureau. Ensemble, on a bu le petit café, fumé une cigarette, évoqué Paris et mai 68, mais pas d’embauche possible pour le moment. Nous allions nous séparer quand soudain il me dit « espera um poco ». Un télex vient de tomber : Emerson Fittipaldi  a été accidenté dans une collision  prés de Lyon. « C’est où Lyon ». Je lui explique et il me dit.

« Bon, t’es photographe. Tu vas avec un rédacteur sportif au domicile d’Emerson et tu fais des clichés. Demain on titre en première page sur l’accident ». Nous voilà parti, avec mon appareil au cou qui ne me quittait jamais et nous arrivons chez l’idole de tout un peuple, champion du monde de la conduite automobile, seul héros brésilien connu dans le monde entier. Une fierté nationale.

Seulement la famille Fittipaldi  est dans un grand désarroi, cherchant par tous les moyens des informations sur l’état de santé du fils prodige. Le téléphone n’arrête pas de sonner et je prends des photos portrait autour de ce combiné : pas terrible comme illustration  du sujet. Et voilà que mon collègue m’entraine au sous-sol, conduit par Mr. Fittipaldi qui tient absolument à nous montrer la salle des trophées.

Partout des coupes, des vases ornés de médailles, tout un bric à brac , doré et brillant qui prend bien la lumière. Il nous montre du doigt une grande photo posée sur une étagère : c’est Emerson au volant d’une formule Indi à Indianapolis qui percute un autre concurrent à plus de 150 km/heure et passe au dessus de lui. Et il remet sa main sur son visage.

J’avais vu le cadrage, très peu de luminosité, mais avec le contre jour de l’ampoule électrique, je pouvais faire une « plaque » émouvante. Je n’étais pas sûr de moi et je suis allé au labo attendre le résultat. Une réussite en noir et blanc bien contrasté, pas trop flou pour voir les détails. On m’a félicité et le lendemain quand je suis allé chercher mon chèque pour la cessation de mes droits d’auteur au Jornal da Tarde, tous avaient vu la pleine demi page sur quatre colonnes de l’accident d’Emerson à Lyon. J’étais «  o  fotografo frances, o guy  «          

Il a fallu tout quitter; ils m´ont mis dans l´avion pour Paris avec juste mon sac á dos que je trainais avec moi depuis trois ans et une paniére en osier oú mon fils de six mois pleurait.

J`ai attendu 43 ans pour savourer ma revanche; un plat qui se mange froid et je suis le seul á déguster. Mais je n`aurais pas le temps de construire une autre maison; après mon départ forcè, elle a èté brûlé par les militaires qui soupçonnaient une cache des guerrilheros du Alto da Serra.

Ce sera mes petits enfants qui bâtiront ici, dans leur pays, comme le font tous les brésiliens et comme je l`avais fait aussi en quittant mon métier pour être papa

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Guy Capdeville - dans mon brésil
9 mai 2015 6 09 /05 /mai /2015 22:12
Trop d'agression dans le métro: il faut les protéger photo guy capdeville

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8 mai 2015 5 08 /05 /mai /2015 10:38

    Il voudrait savoir s'il est le seul en France et peut être en Europe à n'avoir acheté qu'une seule voiture dans sa vie.
Âgé de 63 ans, il est allé à la Préfecture, au service des cartes grises, retirer la nouvelle immatriculation de son véhicule, une 2 chevaux Citroen de 1976 avec plus de 350 000km, qu'il venait de faire passer en "collection". Au guichet, il a demandé au préposé du service si, à sa connaissance, il y avait d'autres retraités qui n'avait acquis qu'une seule voiture dans leur vie. Sa réponse a été claire:" en ce qui me concerne vous êtes le premier".

Déjà en 1968 il était farouchement opposé à la consommation automobilistique et avait préféré marcher à pied du Canada au Chili en trois années de voyage aventureux avec sac à dos et appareil photo pour tout viatique. Dix ans plus tard, contraint pour des raisons professionnelles de conduire des engins motorisés, il passa son permis sans débourser un centime, grâce à un stage de formation de chauffeur poids lourd; ce nouveau métier au volant d'un 35 tonnes ne dura que 15 jours. Mais il avait, comme tout le monde, obtenu son permis.Depuis, il a conduit des véhicules de location ou d'entreprise dans divers pays d'Afrique et d'Amérique du Sud sans accident; même au Vénézuela et au Brésil où les fous du volant morts sur l'asphalte sont nombreux; hélas comme son père, d'ailleurs.

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Sa deuche achetée d'occasion avec 10 000km à un coopérant qui repartait à l'étranger n'a jamais vu de garagiste si ce n'est pour remplacer les pneus. Sa dernière tentative pour une consultation chez un mécanicien, en Juillet dernier, avant de la passer au contrôle technique, a été un échec:" moi je ne mets pas les mains la dedans" a-t-il dit fièrement. Vers les 200 000km il a changé les segments et rodé les soupapes, de ce moteur Citroen deux cylindres simple à démonter comme un jeux de mécano, sans rien connaitre à la mécanique si ce n'est les vis et clefs de cette boite bleue et jaune apportée par le père Noël.Son fils qui a fait HEC affirme que des individus comme lui devraient être mis sous surveillance, au moins réduit au silence, car s'il devenait des exemples surtout pour les jeunes générations, tout notre système économique serait en danger.Lui préfère garder l'anonymat; la révolution c'est du passé et il ne veut pas s'inscrire au livre des records. Mais s'il pouvait avoir la confirmation qu'il est bien le seul citoyen français à n'avoir acheté qu'une seule voiture durant une existence plus que soixantenaire sur terre, il aurait le sentiment de ne pas avoir complétement perdu la
guerre puisque le "combat cessa faute de combattant".
Peut-on lui donner raison?

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1 mai 2015 5 01 /05 /mai /2015 16:55
  • Mas essa vez no é para tomar vinho, so agua e antibioticos.
  • Fico quieto, recuperando a saude, me acostumando com minha nova sordez. O mundo e diferente, mas o passado do castelo fica igual e isso me tranquiliza. Vo esquecer das miiases que comeirom minha orelha....Aqui no existe a mosca varejeira
  • Guy Capdeville Dans ce village fortifié du XIII° siècle, restauré au XVI° par le châtelain, seigneur de Cassagnet, après 800 ans d'existence prospère et paisible, La Peste, comme l'a décrit Albert Camus, est entrée dans les murs en 1963 et tous les habitants sont partis ailleurs pour chercher une vie meilleure, moderne, avec l'électricité et l'eau courante; toutes les maisons étaient à l'abandon sauf trois qui résistaient à l'exode, Candelon, Marie Besignan, Escalier et Me Cazenave avec ses six enfants en bas âge. Aprés Sourbés est arrivé, et en 1965 des jeunes ont débarqué pour profiter d'un hébergement gratuit dans une maison derrière l'église que l'un d'eux avait acheté pour 100 000 francs. Les gendarmes venaient souvent voir ce qui se passait dans le village, alertés par les paysans alentours qui s'inquiétaient de ce regain d'activité bizarre dans le village abandonné; et bientôt des jeunes musiciens, des peintres, des sculpteurs, des céramistes se sont installés dans les murs créant une ambiance plutôt artistique voire hippie, comme c'était la mode dans les années 70. Certains ont fait des rêves pour s'enrichir en revendant des maisons restaurées, d'autres ont voulu créer des gites ruraux mais personne ne s'est inquiété du délabrement du château dont une partie appartient à la commune et l'autre est restée privée. En 1980, le dernier propriétaire du château, M Dalagnoll a voulu le donner à la mairie qui l'a refusé car il y avait trop de frais de démolition a effectué en urgence; même M Broca, revenu au village natal ne l'a pas voulu. Je l'ai acheté pour une bouchée de pain et je l'ai restauré envers et contre tous, faisant maintenant beaucoup de jaloux. Peu importe la loi des ploucs, tous les 400 ans le château est remis en état,et l'histoire de St Orens restera gravée pour toujours dans la pierre avec le nom des propriétaires qui l'ont habité et sauvé du mépris des pauvres alentours

  • Guy Capdeville

De novo em Armagnac
De novo em Armagnac

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19 avril 2015 7 19 /04 /avril /2015 15:58

TÉMOIGNAGE

La photo d'une agression dans le métro racontée

19/08/2011 à 20h25 - mis à jour le 02/09/2011 à 12h11 | vues | réactions

11 mai 1974, vers 17 h 30 à la station Auber dans le métro parisien.

Le directeur de l'agence avait besoin de reportage photo sur l'insécurité dans le réseau de la RATP. Les raisons étaient diverses et non exposées, sinon l'approche de nouvelles élections, mais pour nous, les photographes, cela allait payer. Plusieurs rédactions avaient demandé de la matière sur le sujet et il fallait passer à l'action.

J'ai pris mon Nikon et deux rouleaux de Tri X pour aller à la chasse aux pickpockets dans les couloirs souterrains des transports parisiens. Après six heures d'errance sur les quais et dans les wagons, j'ai entendu des cris et un tumulte à l'ouverture des portes à la station Champs Elysées. Je me suis approché, l'appareil au poing. Des personnes vociféraient. Au milieu du groupe, une Asiatique exhibait son sac à main ouvert et criait qu'on venait de lui voler son portefeuille. Ses amis, dont un parlait un peu le français, demandaient qu'on appelle la police..


Tout près, j'ai tiré plusieurs photos de la victime en gros plan avec son sac Vuitton à la main. Et puis la rame est repartie et j'ai fait d'autres clichés du groupe en leur expliquant qu'ils devaient porter plainte. J'avais mon agression dans la boîte, et je suis allé au labo. Les négatifs n'étaient pas terribles, mais on voyait des visages qui exprimaient en noir et blanc le choc et l'indignation d'une telle situation. Je n'étais pas entièrement satisfait du résultat photographique de cet événement ; ce devait être plus dramatique...

Après une courte nuit, je suis revenu dans le métro. J'y ai passé toute la matinée et une partie de l'après midi jusqu'à repérer un gars en blouson de cuir qui regardait beaucoup les sacs à main des femmes et les portes-documents des hommes. Quand il est descendu du wagon, je l'ai suivi. Il se dirigeait vers la sortie. Et soudain, il a bousculé une personne qui venait vers lui et lui a arraché sa sacoche. Il était à quelques mètres de moi, et avec mon appareil, j'ai pu déclencher de suite. Là, je savais que j'avais une plaque, dans notre jargon, et la "planche contact" a révélé que j'avais trois bon clichés.

Le lendemain matin, tôt, les "vendeurs" sont partis faire la tournée des rédactions parisiennes avec plusieurs clichés de mon agression. Ils ont placé plusieurs fois le reportage sans donner l'exclusivité à personne. Il a été publié dans divers quotidiens et magazines, acheté aussi par TF1 et fait la couverture du Nouvel Observateur.

C'était le 11 Mai 1974, il y a quelques temps...

Et on peut refaire la même chose maintenant. Il suffit juste de savoir qui va payer pour cela : c'est-à-dire mettre l'insécurité sur le devant de l'actualité...

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18 avril 2015 6 18 /04 /avril /2015 12:46
Homme libre toujours tu chériras la mer

Homme libre toujours tu chériras la mer

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15 avril 2015 3 15 /04 /avril /2015 22:08
photo guy capdeville Cacha Pregos

photo guy capdeville Cacha Pregos

Ce matin je n'ai pas pu reprendre contact avec la mer, deux heures de nage, jusqu'au banc de sable,c'est du passé. Et se lever aux premières lueurs avant six heures du matin pour enfiler un short et chausser des tongs. Marcher le long de la plage jusqu'à la boulangerie du village boire un café et croquer un petit pain chaud avec jus d'orange pressée ou tranche d'ananas, mangue ou goyave. Écouter ou parler aux autre clients, de sept à soixante dix sept ans, et revenir par le même bord de mer, pour savoir si la marée monte ou descend, jusqu'à la "casa" où les nouvelles du jour m'attendent sur Internet Wifi., c'est fini.

Avant neuf heures, s'habiller d'un maillot de bain, teeshirt et lunette de natation pour aller nager jusqu'au banc de sable, toujours vierge de présence humaine, et selon le sens du courant partir au large. Vers les onze heures, revenir sur le sable du bord du village pour voir si les pêcheurs à la pirogue ont du poisson frais; Acheter sur le champ, en liquide ou à crédit,les vertébrés aquatiques à la pièce pour quelques réales et revenir au domicile pour cuisiner le repas du jour.

Petite vaisselle et rapide ouverture de l'ordi avant la sieste car il est impossible de bouger tant la chaleur est forte. Tout effort provoque des sueurs abondantes; mieux vaut s'allonger, rester immobile, rêver, bercer par le bruissement des palmes de cocotier. Le vacarme des chants d'oiseaux, surtout des perroquets, avec le déclin du soleil informe que l'heure est venue de repartir vers la plage pour nager au large du " Leo do Mar" jusqu'au couchant et profiter des milles couleurs visibles entre le ciel et l'eau.

Un peu sonné par l'effort soutenu de ces promenades aquatiques, une bonne douche d'eau douce et tiède prépare à l'ultime marche jusqu'au village pour acheter quelques provisions avant la tombée de la nuit. Puis s'endormir, nu, sous la moustiquaire, caressé par la brise nocturne qui entre par porte et fenêtre grande ouverte;

Maintenant je reste couché, interdit de baignade durant trois mois, pour garder l'espoir de récupérer l'audition. Ces asticots dans mon oreille m'ont détruit le tympan; durant six jours et six nuits ils n'ont pas arrêtés une seconde de me grignoter vivant....

Je suis convalescent, demain ça ira mieux

Mais c'est toujours sur Itaparica

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Guy Capdeville - dans misére
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3 avril 2015 5 03 /04 /avril /2015 14:53
Vivre en enfer c'est s'enfoncé chaque seconde toujours un peu plus dans la douleur et la souffrance sans aucun répis. Mon voyage a duré six jours et six nuits avec des séances de torture intense au Pronto Secoro d'Itaberaba quand ils ont essayé de m'enlever les premiers asticots de mon oreille gauche

Vivre en enfer c'est s'enfoncé chaque seconde toujours un peu plus dans la douleur et la souffrance sans aucun répis. Mon voyage a duré six jours et six nuits avec des séances de torture intense au Pronto Secoro d'Itaberaba quand ils ont essayé de m'enlever les premiers asticots de mon oreille gauche

Parti de Lençois pour une marche sur un chemin de jungle jusqu'aux cascades de Ribeiron do meio, la journée avait bien commencé. Un sentiment de revenir plus de 40 ans en arriére quand notre quotidien était de marcher tous les jours un peu plus loin sur les pistes des territoires des indiens des Andes à l'Amazonie. Mais dans la nuit, malgré la fatigue je n'ai pas pu dormir: un bruit de fond dans mon oreille, genre grignotage effervescent, m'empéchait de fermer les yeux. C'était le 18 Mars. Ce vacarme accompagné d'écoulements sanguinolentants dans l'oreille ne s'est arrêté que le 25 mars quand je me suis réveillé dans la chambre de l'Hôpital Portugués à Salvador de Bahia aprés une opération de plus de 4heures au bloc

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Guy Capdeville - dans Brésil
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