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3 décembre 2012 1 03 /12 /décembre /2012 07:04

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                                                                                                                                                                                                                         Il fallait bien que cela m'arrive un jour, me retrouver en caleçon. Le 10 Novembre, un dimanche matin j'étais au commissariat de Hellville Nosy bé- Madagascar, pour déclarer la disparition de ma valise et de toutes mes affaires personnelles durant mon sommeil. Il me restait mes tongs, mon maillot de bain et mes lunettes de natation. J'avais gardé mon passeport sous ma moustiquaire et quelques billets de vingt euros pour recommencer ma vie.

Des amis de confiance m'avaient trouvé une chambre chez l'habitant dans le quartier de Ambunara; ils n'avaient pas l'air de savoir que c'était un repére connu de voleurs de Wasa. L'officier de police qui a enregistré ma plainte me l'a dit ; il m'a fait aussi une leçon de morale sur les wasas ( les blancs) qui ne restent pas dans leur hôtel et vont dans des quartiers sans eau, ni electricité, ni douche, ni toilette pour connaître la famille de la jeune fille qui ont rencontré dans un bar et dont ils sont amoureux. Il m'a expliqué que je voulais rester à Nosy bé, je devais me marier.

J'ai mis un certain temps à lui faire comprendre que je n'étais pas pédophile et que le sexe facile et pas cher n'était la raison de ma présence sur l'ïle. J'étais invité par le skipper du Djebel Amour II pour relancer un projet de cultures maraîchéres et c'est en discutant sur les réalités quotidiennes du sexe tourisme, lui dans son fief et moi dans les quartiers chauds de Salvador de Bahia, que j'ai pu remettre les pendules à l'heure.

Mais fallait sortir du trou. Plus de téléphone, plus d'agenda, plus d'ordi, de carte de crédit, plus de chemise ni de pantalon.

Dans ce quartier d'Ambunara j'ai trouvé un hôtel où pour la premiére fois aussi la réceptionniste m'a fourni des habits. Me faire habiller dans un hôtel, je ne connaissais pas ça; ils préférent qu'on arrive avec une valise en général. De là, j'ai pu utiliser un téléphone et me faire payer un billet d'avion pour La Réunion car mon compte bancaire a été bloqué par securité.

Mon bienfaiteur est venu me chercher à l'aéroport de Saint Denis; je ne l'avais pas vu depuis trente ans mais il était là. Toujours en forme le Michel; et ils m'ont acceuilli chez eux à Etang Salé, où je me refais une santé dans le lagon et tout mes papiers grâce à la poste française.

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commentaires

valy 03/12/2012 15:49

Ouille ouille ouille... Grosse galère, quoi en bref...!! :-( J espère que tout s arrange petit à petit.... Si je peux t être d une petite utilité, n hésite pas ...!! :-)
Je t embrasse !

capdeville maryse 03/12/2012 13:15

t'as vraiment de la chance moi je suis restée en rade a l'aéroport de toulouse j'ai du banquer 60 eu de taxi pour récupérer ma voiture comme quoi c'est dans le besoin qu'on reconnait ses vrais amis

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