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19 mars 2017 7 19 /03 /mars /2017 10:49

Heureusement ce n'est pas vivre entre béton et bitume

photo guy capdeville
photo guy capdeville

photo guy capdeville

Être châtelain, Monsieur le Baron comme dit mon voisin communiste, est une charge immanente difficile à gérer au quotidien dans un village fortifié du XIII° siècle, restauré XVI° par le seigneur de Cassagnet, qui suscite diverse réactions et attitudes, chez les habitants de la commune mais surtout des autorités locales, surprenantes pour ne pas dire burlesques.

Cette promiscuité obligée à l'intérieur des murs de l'enceinte médiévale est accentuée par le partage de l'édifice en deux parties, publique et privée... ( à suivre...)

Mais le vieux château, qui s'en souvient.

A l'époque, en 1980, le dernier propriétaire de la partie privée du château a voulu la donner à la mairie; elle a refusée car il y avait trop de travaux pour agrandir le terrain de pétanque sur la place . Idem avec un autre habitant du village, Marcel B. qui lui aussi pensait que cette ruine ne pouvait pas être aménager sans d'énormes frais.

J'ai eu la chance de connaître l'architecte des Beaux Arts qui travaillait sur un premier projet de sauvetage de l'abbaye de Flaran; il m'a expliqué ce qu'il fallait faire pour tenter de sauver l'édifice. Un énorme chantier, avec échafaudage intérieur, extérieur, de bas en haut pour couler un chainage à mi-hauteur dans l’épaisseur des murs; mais ce travail exécuté ne donnait pas la garantie du succès de l'opération de sauvetage de l'immeuble. Il fallait attendre quelques années et placer des témoins de rupture de charge pour savoir s'il tenait debout.

Aujourd'hui le château est sauvé. Depuis le XIII° siècle, il aura subit deux restaurations importantes . En 1575 par le seigneur de Cassagnet et en 1985 par mes soins. Il est reparti pour 400 ans de vie. Mais personne sur la commune ne m'a jamais félicité pour le travail effectué et surtout pas ceux qui rêvent de devenir aussi châtelain .

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8 mars 2017 3 08 /03 /mars /2017 15:45
MA PREMIERE TRAVERSEE EN NAGEANT- de Cacha Pregos au continent, juste en face

Vue d'avion, on ne me voit pas mais j'ai bien traversée ce bras de mer de droite à gauche en haut de la photo

Fallait bien qu'un jour je la fasse cette nage de trois kms jusqu'au continent en face; j'avais besoin d'un accompagnateur pour cette tentative un peu folle, à mon age. Elle était là pour m'encourager dans le bâteau de Wanderley, en cette journée de la femme mais celle qui m'a le plus soutenu c'est la déesse de la mer, Yemanja toujours là.

Fallait bien qu'un jour je la fasse cette nage de trois kms jusqu'au continent en face; j'avais besoin d'un accompagnateur pour cette tentative un peu folle, à mon age. Elle était là pour m'encourager dans le bâteau de Wanderley, en cette journée de la femme mais celle qui m'a le plus soutenu c'est la déesse de la mer, Yemanja toujours là.

ça parait loin et en plus y a du courant, de gauche à droite car c'est la marée montante; personne ne m'a encouragé, plutôt dissuadé, mais je l'ai fait en moin d'une heure, super

ça parait loin et en plus y a du courant, de gauche à droite car c'est la marée montante; personne ne m'a encouragé, plutôt dissuadé, mais je l'ai fait en moin d'une heure, super

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7 mars 2017 2 07 /03 /mars /2017 18:50
De nouveau la plage, mais ici c'est surtout l'eau plus que le sable: une marée qui monte et qui descend toutes les six heures. En choisissant le bon moment, on nage dans le sens du courant, et sans trop d'efforts on voit défiler tout Cacha Pregos derriére les cocotiers du bord de mer.

De nouveau la plage, mais ici c'est surtout l'eau plus que le sable: une marée qui monte et qui descend toutes les six heures. En choisissant le bon moment, on nage dans le sens du courant, et sans trop d'efforts on voit défiler tout Cacha Pregos derriére les cocotiers du bord de mer.

 Il n'y a personne, pas de bruit non plus, rien à acheter, rien à voir; vivement que je revienne en ville dans le béton et le bitume car ici on s'ennuie vite; sinon nager, il n'y à rien à faire, même pas regarder la télé.

Il n'y a personne, pas de bruit non plus, rien à acheter, rien à voir; vivement que je revienne en ville dans le béton et le bitume car ici on s'ennuie vite; sinon nager, il n'y à rien à faire, même pas regarder la télé.

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Guy Capdeville - dans bresil
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6 mars 2017 1 06 /03 /mars /2017 12:14

Aujourd'hui les photos sont numériques; elles sont faites et transmises avec des bytes.

Quand je faisais référence aux photos non retouchées c'était avec l'argentique; il fallait acheter une pellicule, choisir son appareil photo avec manivelle et opter pour une optique, 35mm, 50mm ou 125mm de focale. Cela voulait dire qu'avant d'appuyer sur le déclancheur il fallait être à la bonne place pour prendre la photo. On devait aussi choisir l'instant car il n'était pas question de gacher de la pellicule.

Les négatifs passaient au labo et les tirages reproduisaient ce que le photographe avait choisi de mettre dans la "boîte": c'était des photos non retouchées

Maintenant toutes les photos sont retouchées ne serait-ce que par le choix de l'appareil de choisir une focale ou une mise au point; ensuite les recadrages sont instantanés et à la portée de tous.

Donc les photos non retouchées sont le savoir faire d'un ancien métier qui 'existe plus, comme cocher ou maréchal ferrant

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2 mars 2017 4 02 /03 /mars /2017 17:04
L'HYDROPONIE en marche avec mon JARDHIDRO-Anagé Bahia

On l'a souvent dans notre assiette ces légumes produits de l'agriculture hydroponique surtout lorsqu'on mange des tomates mais peu de consommateurs le savent.

Depuis que des agronomes français ont établi les besoins nutritionnels des plantes au début du XX° siécle il est possible de faire pousser des végétaux hors-sol, dans des stations orbitales, le long des murs, sur des toits, dans des armoires ou dans des serres au milieu du désert. Ce fut dans le désert libyen en 1980 que j'ai pratiqué la culture hydroponique pour faire pousser les premiéres tomates à Tobrouk

Cette fois ce fut dans la "catinga" du sud de l'état Bahia, au bord du lac d'Anagé que j'ai monté un autre Jardhidro. Comme toujours il faut commencer par une analyse de l'eau qui va être utilisée pour faire une irrigation goutte à goutte des cultures: il s'agit de fertirrigation c'est à dire que chaque plante reçoit la quantité d'eau nécessaire à sa croissance avec les sels minéraux et les oligos éléments dont elle est à besoin pour produire ses fruits porte graine.

Mon système peut s'implanter partout ou on le souhaite du moment qu'il ya de l'eau, même en petite quantitè, car il fonctionne par simple gravitè et n'a pas besoin d'électricité. Pour le substrat qui permet aux racines de se développer j'ai utilisé la "paille" du café, ce résidu du séchage des grains que l'on jette ici.

Sur ce terrain difficile d'accès, nous avons vécu plus de deux mois, isolé du monde extérieur avec juste un portable qui parfois donnait des nouvelles épouvantables de tous ceux qui vivent dans le béton et le bitume. Pauvres gens ils sont vraiment à plaindre mais si un jour ils en arrivaient à avoir faim je saurais leur donner, pour pas cher, quelque nourriture produite sans aucun pesticide

 

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14 février 2017 2 14 /02 /février /2017 12:42
ICI C'EST LE SERTAO, DANS LE NORD-EST DU BRESIL
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9 janvier 2017 1 09 /01 /janvier /2017 19:32
Sauf celui qui vient tous les matins nettoyer la piscine. Il ne sait ni lire ni écrire et n'a pas envie dapprendre mais il connait tous les noms des oiseaux et des plantes qui poussent ici dans la "catingaga". Cette savane séche couverte d'épines où il ne pleut que quelques jours par an. Il se souvient de cette terre natale quand la riviére du Gaviao était pleine d'eau et de poisson. C'était il y a trente ans;

Sauf celui qui vient tous les matins nettoyer la piscine. Il ne sait ni lire ni écrire et n'a pas envie dapprendre mais il connait tous les noms des oiseaux et des plantes qui poussent ici dans la "catingaga". Cette savane séche couverte d'épines où il ne pleut que quelques jours par an. Il se souvient de cette terre natale quand la riviére du Gaviao était pleine d'eau et de poisson. C'était il y a trente ans;

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1 janvier 2017 7 01 /01 /janvier /2017 11:02

photo guy capdeville Bolivie

Ce matin j'ai lu, 2,2 milliards de pauvre sur terre en 2014. Déjà en 1970 je trouvais qu'il y en avait beaucoup le long des routes et des chemins d'Amérique du Sud mais ce n'était pas des misérables. Ils nous accueillaient toujours avec le sourire, nous recevaient bien, et cette chaleur humaine était plus réconfortante que les rencontres faites lors de précédents voyages chez les "civilisés", grands consommateurs d'aliments toxiques, d'énergies non renouvelable et adeptes du béton et du bitume pour choisir à se loger.

Je n'ai jamais montré cette photo, facile à lire, pour illustrer le dénuement des Quichuas et Aymar as de la cordillère et des hauts plateaux des Andes.

Ce n'était pas cela La Bolivie, mais aujourd'hui notre misère est mondiale, identique et sordide dans tous les pays, développés ou pas

mes archives d'Amérique

mes archives d'Amérique

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Guy Capdeville - dans amérique
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30 décembre 2016 5 30 /12 /décembre /2016 17:43
photo Nicky Hebrard.- 1970

photo Nicky Hebrard.- 1970

Faut partir, la décision est prise, on passe à l'acte, on s'arrache. Question de survie, impossible de continuer à rester là. On ne sait pas trop où l'on va, mais on y va.

Tout quitter, famille, patrie, amis, un toit. En route vers l'inconnu avec un baluchon au bras, tout ce que l'on a et juste un espoir: pouvoir trouver mieux ailleurs. C'était en 1968,

Certains disent " tu reviendras"; les sédentaires veulent croire au retour mais en fait on ne sera plus jamais comme eux.

Être migrant c'est devenir un migrateur, comme les oiseaux; la terre n'a plus de frontière, on se l'approprie peu à peu au fil des besoins du quotidien, par nécessité.

On devient citoyen du monde, et même si un jour on s'installe quelque part on sera toujours celui "qui n'est pas d'ici", différent des autres, des bons citoyens qui naissent, travaillent et meurent au même endroit. La majorité silencieuse ne nous aiment pas. Ils vivent entre béton et bitume.

Tant pis pour eux , nous sommes de plus en plus nombreux partout sur terre et tous frères, car être migrant c'est gravé dans nos cœurs pour la vie entière.

photo nicky Hébrard 30-12-2016

photo nicky Hébrard 30-12-2016

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Guy Capdeville - dans actu
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14 décembre 2016 3 14 /12 /décembre /2016 11:13
photo guy capdeville Cacha Pregos

photo guy capdeville Cacha Pregos

Ce matin comme hier, deux heures de nage, jusqu'au banc de sable, et la journée restera au même rythme du tempo quotidien. Se lever aux premières lueurs avant six heures du matin pour enfiler un short et chausser des tongs. Marcher le long de la plage jusqu'à la boulangerie du village boire un café et croquer un petit pain chaud avec jus d'orange pressée ou tranche d'ananas, mangue ou goyave. Écouter ou parler aux autre clients, de sept à soixante dix sept ans, et revenir par le même bord de mer, pour savoir si la marée monte ou descend, jusqu'à la "casa" où les nouvelles du jour m'attendent sur Internet Wifi.

Avant huit heures,  maillot de bain, teeshirt et lunette de natation pour aller nager jusqu'au banc de sable, toujours vierge de présence humaine, et selon le sens du courant partir au large. Vers les dix heures, revenir sur le sable du bord du village pour voir si les pêcheurs à la pirogue ont du poisson frais; acheter sur le champ, en liquide ou à crédit,la pêche du matin à la pièce pour quelques réales et revenir au domicile pour cuisiner le repas du jour.

Petite vaisselle et rapide ouverture de l'ordi avant la sieste car il est impossible de bouger tant la chaleur est forte. Tout effort provoque des sueurs abondantes; mieux vaut s'allonger, rester immobile, rêver, bercer par le bruissement des palmes de cocotier. Le vacarme des chants d'oiseaux, surtout des perroquets, avec le déclin du soleil informe que l'heure est venue de repartir vers la plage pour nager au large du " Leo do Mar" jusqu'au couchant et profiter des milles couleurs visibles entre le ciel et l'eau.

Un peu sonné par l'effort soutenu de ces promenades aquatiques, une bonne douche d'eau douce et tiède prépare à l'ultime marche jusqu'au village pour acheter quelques provisions avant la tombée de la nuit. Puis s'endormir, nu, sous la moustiquaire, caressé par la brise nocturne qui entre par porte et fenêtre grande ouverte.

Vivement que je devienne riche pour pouvoir l'acheter cette île et être enfin heureux

Mais c'est toujours sur Itaparica

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Guy Capdeville - dans misére
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