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15 octobre 2017 7 15 /10 /octobre /2017 17:09
photo christine B. Tableau de chasse au sanglier sur la commune de Saint Orens P P

photo christine B. Tableau de chasse au sanglier sur la commune de Saint Orens P P

Les cueilleuses de champignons et les promeneurs n'osaient plus rentrer dans le bois du Rambo. Des hordes de sangliers avaient investi depuis quelques années la grande forêt de chênes traversée par la route vers Caussens; on les voyaient souvent traverser la chaussée, le soir, en file indienne et valait mieux freiner pour les laisser passer.

photo G.Capdeville La route vers Caussens passe à travers le bois

photo G.Capdeville La route vers Caussens passe à travers le bois

Plusieurs fois des battues avaient été organisées par les chasseurs de la commune, mais ils rentraient bredouille. Cette semaine, ils ont sollicité la collaboration du comité de Saint Puy pour encercler tout le bois.

Les propriétaires des meutes  ont lancé les chiens courant dans le bas du vallon qui ont rapidement débusqué les sangliers. Harcelés par les aboiements, ils sont remontés vers la route dont le fameux mâle qui avaient déjà tué deux chiens en les éventrant avec ses défenses crochues.  

C'est en haut du chemin forestier qu'Alain avait choisi de rester à l'affût. Il a vu la bête velue qui fonçait à toute allure vers une issue par le haut du bois. Il ne l'a pas tiré bien qu'à vingt mètre car elle était encore à l'intérieur du cercle du chasseur; il a attendu qu'elle apparaisse en travers du chemin et il l'abattue d'un seul coup de fusil à la chevrotine. Mortellement atteint le sanglier s'est effondré, arrêté net dans sa course. Emporté par son poids il a culbuté en contre bas avant de s’immobiliser.

La partie était gagnée, et la bête de plus de quatre vingt kilos sera transformé en pâté bio...

Il faut savoir que, vu la prolifération de ces cochons sauvages dans certaines régions il est question de les éliminer en propageant une maladie mortelle comme il a été fait pour les lapins avec la myxomatose, ou le glyphosate pour les mauvaises herbes.

C'est inquiétant pour l'avenir de la faune sauvage et sa gestion locale car il y a de moins en moins de chasseur, sans parler des cueilleurs... Les agriculteurs n'ont plus le temps de descendre de leur tracteur pour aller battre la campagne en dilettante, avec un chien et un fusil. Le gibier n'a plus d'espace pour se reproduire en paix, chaque mètre carré du territoire est géré d'abord pour garantir sa rentabilité hectare, comme l'exige les banquiers qui ont toujours le moyen de fermer le robinet.

Et ce sera très difficile de revivre comme autrefois, dans nos campagnes, même s'il y a beaucoup de sanglier dans nos forêts.

 

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23 juillet 2017 7 23 /07 /juillet /2017 15:42
       CAPDECON

C'est mon nouveau nom

Il vient de m'être donné, devant ma porte par une autorité locale de grade supérieur qui m'a dit que "j'étais une tête de con" ou que "j'avais une tête de con", ce qui serait moins grave car elle pourrait être passagère, cette tête.

Il semblerait que dans des temps anciens le village s'appelait Cap de Fau. Habitant ce même lieu, changer fau en con peut-être une simple dyslexie ou un charabia de patois. De plus le mot con est très utilisé chez nous dans la vallée de la Baïse, Condom, plus loin Cancon où j'ai de la famille, donc de Capdeville je peux passer à Capdecon.

Mais on l'écrit comment? Capde con ce qui sous entend que j'en suis un vrai, indécrottable, pour la vie. Ou Cap decon. Cela irait bien; je pourrais avoir un double aussi, deux cons. Le plus approprié peut-être serait  Cap de Con; cela aurait une certaine noblesse et,puisque j'habite au château, châtelain, cela conviendrait bien pour me différencier du commun.

Reste à savoir si ma tête peut porter un pareil titre, longtemps. Car sur la commune les derniers propriétaires du château ne sont plus que de simple péquin, sûrement moins, que les propriétaires terriens. Restons-en Capdecon.

Et il m'a dit aussi en partant de " fermer ma grande gueule"; pas de souci, je préfère écrire que  parler .

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8 juillet 2017 6 08 /07 /juillet /2017 20:24
Cet arbre sur la place du château était centenaire. En 2001 au mois de Juin, la foudre l'a fendu par le milieu. Il ne restait plus qu'à le couper en morceaux et en planter un autre. Le jour du tronçonage j'ai demandé au bucheron de service de couper le tronc à hauteur du genoux, ce qu'il a fait. A l'automne il y avait plusieurs repoussent et j'en ai selectionné trois ou quatre. au pritemps suivant les drageons avaient grandi et j'ai fait une nouvelle sélection des plus robustes. L'année suivante une repousse atteignait deux métres de haut; trés fragile, chargé de séve, le moindre souffle pouvait le casser. Un voisin en mon absence a mis un tuteur et depuis il n'arrête pas de grandir. On peut le voir aujourd'hui, devant chez moi, il a juste quinze ans; c'est exeptionnel une telle vitalité pour un arbre de cet âge. En fait il a profité des racines du platane centenaire pour recommencer une nouvelle vie. Ah, si les hommes pouvaient faire la même chose!  Hélas même la deux chevaux à qui il faisait de l'ombre depuis quarante ans a du subir la loi des autorités locales et déguepir prés du cimetiére   à du partir

Cet arbre sur la place du château était centenaire. En 2001 au mois de Juin, la foudre l'a fendu par le milieu. Il ne restait plus qu'à le couper en morceaux et en planter un autre. Le jour du tronçonage j'ai demandé au bucheron de service de couper le tronc à hauteur du genoux, ce qu'il a fait. A l'automne il y avait plusieurs repoussent et j'en ai selectionné trois ou quatre. au pritemps suivant les drageons avaient grandi et j'ai fait une nouvelle sélection des plus robustes. L'année suivante une repousse atteignait deux métres de haut; trés fragile, chargé de séve, le moindre souffle pouvait le casser. Un voisin en mon absence a mis un tuteur et depuis il n'arrête pas de grandir. On peut le voir aujourd'hui, devant chez moi, il a juste quinze ans; c'est exeptionnel une telle vitalité pour un arbre de cet âge. En fait il a profité des racines du platane centenaire pour recommencer une nouvelle vie. Ah, si les hommes pouvaient faire la même chose! Hélas même la deux chevaux à qui il faisait de l'ombre depuis quarante ans a du subir la loi des autorités locales et déguepir prés du cimetiére à du partir

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9 avril 2017 7 09 /04 /avril /2017 20:57

Déjà les premières vagues annoncent une prochaine montée des eaux: les affiches annonçant l'événement ont été arrachées du panneau d'affichage de la Mairie à l'entrée du village. Surement par quelqu’un qui ne sait pas nager. On pourrait lui fournir une bouée de sauvetage, s'il se manifeste.

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12 mai 2016 4 12 /05 /mai /2016 08:18
photo guy capdeville           Détail du vitrail de l'église de St Orens Pouy Petit: portrait de l'évêque Santo Orentius qui en l'an 412 a sauvé Toulouse du pillage des Wisigoths

photo guy capdeville Détail du vitrail de l'église de St Orens Pouy Petit: portrait de l'évêque Santo Orentius qui en l'an 412 a sauvé Toulouse du pillage des Wisigoths

La petite gazette de St Orens. Lumiére et beauté

 

La disparition soudaine de Christophe, à 48 ans, a endeuillé toute la commune.

 

Je l'ai connu gamin, c'était mon voisin depuis mon arrivée dans les murs de ce village en 1965. Je l'ai vu grandir, devenir adulte et fonder un foyer

Il avait choisi de rentrer dans l'armée, dans la fleur de l'age, où il a fait une brillante carriére et servi son régiment des atolls du Pacifique, aux glaces du pole en passant par l'Afganistan et d'autres pays ou il faut du courage pour y travailler et y vivre.

Il était toujours de bonne humeur et lorsqu'on se croisait dans la rue principale, moi revenant du Venezuela, de Madagascar ou d'ailleurs et lui en permission de bien plus loin, c'était toujours un vrai bonheur que de se retrouver dans ce nid de vielles pierres, hors d'age, pour rire et évoquer les miséres du monde à l'exterieur de notre enceinte fortifiée du XIII siécle.

Son bel espoir était de revenir vivre au village auprés de sa famille et de ses amis de toujours, dans la maison en pierre qui l'attendait pour une paisible retraite.

Ce rêve c'est arrêté net pour lui et a choqué tous les habitants du village. A 48 ans, une crise cardiaque l'a foudroyé durant un entrainement sportif de routine dans sa garnison.

Nous compatissons tous à la peine et la douleur de cette épreuve pour son épouse et toute sa famille. Une grande tristesse flotte dans les rues de Saint Orens.

Notre village, dans sa longue histoire, a connu de nombreuses tragédies. Espérons qu'il nous procurera encore un peu de sérénité et de convivialité pour continuer à y vivre dans le calme et le silence. Repose en paix Christophe, tu seras toujours à nos côtés, dans les murs de ce village hors d'âge.

UNE AVENTURE D'ASTERIX LE GAULOIS - Le Cadeau de César- Il y a bien longtemps....

UNE AVENTURE D'ASTERIX LE GAULOIS - Le Cadeau de César- Il y a bien longtemps....

La petite gazette de St Orens. Lumiére et beauté
La petite gazette de St Orens. Lumiére et beauté
La petite gazette de St Orens. Lumiére et beauté
Pour connaître toute l'histoire, qui dure, faut lire les textes de GOSCINNY et les dessins de UDERZO chez Dargaud
Pour connaître toute l'histoire, qui dure, faut lire les textes de GOSCINNY et les dessins de UDERZO chez Dargaud

Pour connaître toute l'histoire, qui dure, faut lire les textes de GOSCINNY et les dessins de UDERZO chez Dargaud

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30 avril 2016 6 30 /04 /avril /2016 11:51
  • Mas essa vez no é para tomar vinho, so agua e antibioticos.
  • Fico quieto, recuperando a saude, me acostumando com minha nova sordez. O mundo e diferente, mas o passado do castelo fica igual e isso me tranquiliza. Vo esquecer das miiases que comeirom minha orelha....Aqui no existe a mosca varejeira
  • photos Guy Capdeville Dans ce village fortifié du XIII° siècle, restauré au XVI° par le châtelain, seigneur de Cassagnet, après 800 ans d'existence prospère et paisible,et sûrement plus si on compte l'époque où il était bâti en bois comme l'atteste la couche noire de charbon visible dans les soubassements. La Peste, comme l'a décrite Albert Camus, est entrée dans les murs en 1963 et tous les habitants sont partis ailleurs pour chercher une vie meilleure, moderne, avec l'électricité et l'eau courante; toutes les maisons étaient à l'abandon sauf trois qui résistaient à l'exode,des saintorinois trop vieux pour déménager: Candelon, Marie Besignan, Escalier et Me Cazenave avec ses six enfants en bas âge. Aprés Sourbés est arrivé, et en 1965 des jeunes ont débarqué pour profiter d'un hébergement gratuit dans une maison derrière l'église que l'un d'eux avait acheté pour 100 000 francs. Les gendarmes venaient souvent voir ce qui se passait dans le village, alertés par les paysans alentours qui s'inquiétaient de ce regain d'activité bizarre dans ce lieu désertifié; et bientôt des jeunes musiciens, des peintres, des sculpteurs, des céramistes se sont installés dans les murs créant une ambiance plutôt artistique voire hippie, comme c'était la mode dans les années 75. Certains ont fait des rêves pour s'enrichir en revendant des maisons restaurées, d'autres ont voulu créer des gites ruraux mais personne ne s'est inquiété du délabrement du château dont une partie appartient à la commune et l'autre est restée privée. En 1980, le dernier propriétaire du château, M Dalagnoll a voulu le donner à la commune qui l'a refusé car il y avait trop de frais de démolition a effectué en urgence; même un ancien du coin qui travaillait à Paris, revenu au village natal pour y préparer sa retraite ne l'a pas accepté. Je l'ai acheté pour une bouchée de pain et je l'ai restauré envers et contre tous, faisant maintenant beaucoup de" jaloux". Peu importe la loi des ploucs, tous les 400 ans le château est remis en état,et l'histoire de St Orens restera gravée pour toujours dans la pierre avec le nom des propriétaires qui l'ont habité et sauvé du mépris des pauvres alentours: ceux qui peuvent pas aimer nos vieilles bâtisses et sentir toute la richesse de leur passé.

  • Régulièrement, "des gens du Nord" certains les appellent des parisiens viennent nous faire de la spéculation foncière et immobilière.Hélas ils ne rentrent pas dans la véritable histoire d'un village fortifié de Gascogne car elle n'a pas de prix; il faut y mettre les mains pour comprendre tout ce que nos ancêtres ont du faire pour la rendre aussi belle et éternellement présente. Guy Capdeville

Quand je l'ai acheté en 1980 et son état aujourd'hui, grâce à mes mains et ma 2Cv Citroen
Quand je l'ai acheté en 1980 et son état aujourd'hui, grâce à mes mains et ma 2Cv Citroen

Quand je l'ai acheté en 1980 et son état aujourd'hui, grâce à mes mains et ma 2Cv Citroen

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11 novembre 2014 2 11 /11 /novembre /2014 23:02
Ce 11 Novembre à Saint Orens Pouy Petit

Ce jour là, mon voisin Yvon Sourbés, de quatre vingt douze ans, avait l'habitude de mettre le costume et la cravate pour aller assister en première aux commémorations de l'armistice de la grande guerre. Sur sa poitrine, toute une panoplie de médailles, françaises et étrangères, témoignaient de tous les combats qu'il avait livré dans la force de l'âge contre les ennemis de la patrie.

Avec modestie et obstination il recevait les hommages des autorités locales au pied du Monument aux Morts de la sous préfecture du Gers parmi ses frères d'armes réunis pour l'occasion.

Pendant quelles années, le 11 Novembre, sa vie et sa lutte reprenaient une juste place dans cette société moderne qu'il avait contribué à instaurer; avec l'âge, il n'allait plus qu'au cimetière de la commune porter le drapeau d'une France glorieuse, soutenu dans ces minutes de silence qui lui faisaient parfois monter des larmes, par le Maire et quelques adjoints tenus de respecter le protocole devant la tombe des morts pour la France.

Aujourd'hui Monsieur Sourbés est resté chez lui, assis à la table de sa salle à manger pour lire La Dépêche, avec accroché au mur dans un cadre sous verre toutes ses médailles, qui n'étaient plus à son veston ( cf photo). Personne ne lui a rendu visite; aucun voisin n'a franchi le portail du jardin envahi de feuilles mortes pour raviver la flammes des souvenirs et de tous les services rendus aux saintorinois en panne de tracteur, de tondeuse à gazon, de machine à laver ou de moteur à explosion.

Il trouvait toujours une solution, quitte à forger une piéce, à la lime et au marteau, pour faire fonctionner les machines défectueuses, et redonner du moral aux travailleurs vaincus par les défaillances techniques de leur outil de production, comme il l'avait fait sur les chars à chenille de l'armée française en Afrique; les mêmes qui allaient libérer le sol français de l'occupant jusqu'à Berlin.

Je suis rentré dans sa cuisine avec un bout de tôle à la main que je n'arrivais pas à plier pour l'adapter au nouveau tuyau de ma cheminée. Je venais juste lui demander conseil sur la façon de procéder sachant qu'il sortait tout juste de l'hôpital. Mais il a exigé que je l'accompagne à l'atelier: " c'est moi qui commande ici". A ce moment on annonçait à la télé que l'aéroport de Toulouse était racheté en partie par les chinois.

Je l'ai suivi à petits pas; on est allé jusqu'à l'étau de son établi, où là il a fixé la pièce entre deux plaques de fer et a donné quelques coups de marteaux. Le pli était fait; avec son autorisation, j'ai fait la finition. Encore une fois le tour était joué; son œil brillait, il avait gagné une nouvelle bataille ponctué seulement d'un "tu vois c'est fait".

Je l'ai quitté avec ma pièce prête à l'emploi comme autrefois, et heureux de pouvoir bientôt me chauffer au château.

En sortant dans la rue j'ai vu le tissu bleu blanc rouge plié sous le bras d'un individu bedonnant que j'ai salué et qui ne m'a pas répondu; sûrement un tout nouveau porte drapeau venu du nord ou de l'est pour faire fortune et célébrité dans la commune.

Il a du me prendre pour un plouc ou peut-être un débile vu mon accoutrement. Mais peu importe, avec Yvon nous sommes les plus anciens habitants du village et nous le resterons jusqu'au cimetière en bas du mur d'enceinte, avec notre liberté et notre solidarité bien vivante ici et maintenant.

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31 octobre 2014 5 31 /10 /octobre /2014 13:05

20130310 124652  C'est du granit brésilien et c'est ma tombe, dans ce joli petit cimetiére, paisible, avec vue imprenable pour l'éternité sur le soleil couchant.

J'en avais fabriqué cinquante pour honorer une commande des PFG. C'était la premiére fois qu'ils achetaient des monuments funéraires en granit de couleur, à l'étranger.

Ils ont refusé la totalité du chargement sous la pression des syndicats qui s'opposaient à l'importation de tombes prêtes à la pose; ils menaçaient avec le chiffre de cinq mille chômeurs, de suite dans la profession

J'étais ruiné, j'avais tout perdu, sauf ce monument que j'ai gardé pour moi.

Mais aujourd'hui, par tous les saints, je le mets en vente un bon prix; c'est une affaire

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5 septembre 2014 5 05 /09 /septembre /2014 22:14

J'ai une photo du grand père Alaqui au volant de son Taxi. Après il est passé à la G7

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16 juillet 2014 3 16 /07 /juillet /2014 14:02
La France des passe-droits

Cela commence en bas et ça fini en haut.

Par arrêté municipal, il est interdit de circuler et de stationner dans le village ce dernier week-end, signé par Monsieur le Maire.

Il se trouve que ce jour là, 12 et 13 Juillet, nous les habitants du village et surtout les trois qui habitons sur la place, nous n'avions jamais vu autant de véhicules circulés et stationnés dans le village.LES AMIS du CLUB des MICHEL eux avaient le droit et même de bloquer avec leurs véhicules l'accés à mon domicile.ILS SONT FORTS LES MICHEL

Il se trouve que ce jour là, 12 et 13 Juillet, nous les habitants du village et surtout les trois qui habitons sur la place, nous n'avions jamais vu autant de véhicules circulés et stationnés dans le village.LES AMIS du CLUB des MICHEL eux avaient le droit et même de bloquer avec leurs véhicules l'accés à mon domicile.ILS SONT FORTS LES MICHEL

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