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9 avril 2017 7 09 /04 /avril /2017 20:57

Déjà les premières vagues annoncent une prochaine montée des eaux: les affiches annonçant l'événement ont été arrachées du panneau d'affichage de la Mairie à l'entrée du village. Surement par quelqu’un qui ne sait pas nager. On pourrait lui fournir une bouée de sauvetage, s'il se manifeste.

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12 mai 2016 4 12 /05 /mai /2016 08:18
photo guy capdeville           Détail du vitrail de l'église de St Orens Pouy Petit: portrait de l'évêque Santo Orentius qui en l'an 412 a sauvé Toulouse du pillage des Wisigoths

photo guy capdeville Détail du vitrail de l'église de St Orens Pouy Petit: portrait de l'évêque Santo Orentius qui en l'an 412 a sauvé Toulouse du pillage des Wisigoths

La petite gazette de St Orens. Lumiére et beauté

 

La disparition soudaine de Christophe, à 48 ans, a endeuillé toute la commune.

 

Je l'ai connu gamin, c'était mon voisin depuis mon arrivée dans les murs de ce village en 1965. Je l'ai vu grandir, devenir adulte et fonder un foyer

Il avait choisi de rentrer dans l'armée, dans la fleur de l'age, où il a fait une brillante carriére et servi son régiment des atolls du Pacifique, aux glaces du pole en passant par l'Afganistan et d'autres pays ou il faut du courage pour y travailler et y vivre.

Il était toujours de bonne humeur et lorsqu'on se croisait dans la rue principale, moi revenant du Venezuela, de Madagascar ou d'ailleurs et lui en permission de bien plus loin, c'était toujours un vrai bonheur que de se retrouver dans ce nid de vielles pierres, hors d'age, pour rire et évoquer les miséres du monde à l'exterieur de notre enceinte fortifiée du XIII siécle.

Son bel espoir était de revenir vivre au village auprés de sa famille et de ses amis de toujours, dans la maison en pierre qui l'attendait pour une paisible retraite.

Ce rêve c'est arrêté net pour lui et a choqué tous les habitants du village. A 48 ans, une crise cardiaque l'a foudroyé durant un entrainement sportif de routine dans sa garnison.

Nous compatissons tous à la peine et la douleur de cette épreuve pour son épouse et toute sa famille. Une grande tristesse flotte dans les rues de Saint Orens.

Notre village, dans sa longue histoire, a connu de nombreuses tragédies. Espérons qu'il nous procurera encore un peu de sérénité et de convivialité pour continuer à y vivre dans le calme et le silence. Repose en paix Christophe, tu seras toujours à nos côtés, dans les murs de ce village hors d'âge.

UNE AVENTURE D'ASTERIX LE GAULOIS - Le Cadeau de César- Il y a bien longtemps....

UNE AVENTURE D'ASTERIX LE GAULOIS - Le Cadeau de César- Il y a bien longtemps....

La petite gazette de St Orens. Lumiére et beauté
La petite gazette de St Orens. Lumiére et beauté
La petite gazette de St Orens. Lumiére et beauté
Pour connaître toute l'histoire, qui dure, faut lire les textes de GOSCINNY et les dessins de UDERZO chez Dargaud
Pour connaître toute l'histoire, qui dure, faut lire les textes de GOSCINNY et les dessins de UDERZO chez Dargaud

Pour connaître toute l'histoire, qui dure, faut lire les textes de GOSCINNY et les dessins de UDERZO chez Dargaud

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30 avril 2016 6 30 /04 /avril /2016 11:51
  • Mas essa vez no é para tomar vinho, so agua e antibioticos.
  • Fico quieto, recuperando a saude, me acostumando com minha nova sordez. O mundo e diferente, mas o passado do castelo fica igual e isso me tranquiliza. Vo esquecer das miiases que comeirom minha orelha....Aqui no existe a mosca varejeira
  • photos Guy Capdeville Dans ce village fortifié du XIII° siècle, restauré au XVI° par le châtelain, seigneur de Cassagnet, après 800 ans d'existence prospère et paisible,et sûrement plus si on compte l'époque où il était bâti en bois comme l'atteste la couche noire de charbon visible dans les soubassements. La Peste, comme l'a décrite Albert Camus, est entrée dans les murs en 1963 et tous les habitants sont partis ailleurs pour chercher une vie meilleure, moderne, avec l'électricité et l'eau courante; toutes les maisons étaient à l'abandon sauf trois qui résistaient à l'exode,des saintorinois trop vieux pour déménager: Candelon, Marie Besignan, Escalier et Me Cazenave avec ses six enfants en bas âge. Aprés Sourbés est arrivé, et en 1965 des jeunes ont débarqué pour profiter d'un hébergement gratuit dans une maison derrière l'église que l'un d'eux avait acheté pour 100 000 francs. Les gendarmes venaient souvent voir ce qui se passait dans le village, alertés par les paysans alentours qui s'inquiétaient de ce regain d'activité bizarre dans ce lieu désertifié; et bientôt des jeunes musiciens, des peintres, des sculpteurs, des céramistes se sont installés dans les murs créant une ambiance plutôt artistique voire hippie, comme c'était la mode dans les années 75. Certains ont fait des rêves pour s'enrichir en revendant des maisons restaurées, d'autres ont voulu créer des gites ruraux mais personne ne s'est inquiété du délabrement du château dont une partie appartient à la commune et l'autre est restée privée. En 1980, le dernier propriétaire du château, M Dalagnoll a voulu le donner à la commune qui l'a refusé car il y avait trop de frais de démolition a effectué en urgence; même un ancien du coin qui travaillait à Paris, revenu au village natal pour y préparer sa retraite ne l'a pas accepté. Je l'ai acheté pour une bouchée de pain et je l'ai restauré envers et contre tous, faisant maintenant beaucoup de" jaloux". Peu importe la loi des ploucs, tous les 400 ans le château est remis en état,et l'histoire de St Orens restera gravée pour toujours dans la pierre avec le nom des propriétaires qui l'ont habité et sauvé du mépris des pauvres alentours: ceux qui peuvent pas aimer nos vieilles bâtisses et sentir toute la richesse de leur passé.

  • Régulièrement, "des gens du Nord" certains les appellent des parisiens viennent nous faire de la spéculation foncière et immobilière.Hélas ils ne rentrent pas dans la véritable histoire d'un village fortifié de Gascogne car elle n'a pas de prix; il faut y mettre les mains pour comprendre tout ce que nos ancêtres ont du faire pour la rendre aussi belle et éternellement présente. Guy Capdeville

Quand je l'ai acheté en 1980 et son état aujourd'hui, grâce à mes mains et ma 2Cv Citroen
Quand je l'ai acheté en 1980 et son état aujourd'hui, grâce à mes mains et ma 2Cv Citroen

Quand je l'ai acheté en 1980 et son état aujourd'hui, grâce à mes mains et ma 2Cv Citroen

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11 novembre 2014 2 11 /11 /novembre /2014 23:02
Ce 11 Novembre à Saint Orens Pouy Petit

Ce jour là, mon voisin Yvon Sourbés, de quatre vingt douze ans, avait l'habitude de mettre le costume et la cravate pour aller assister en première aux commémorations de l'armistice de la grande guerre. Sur sa poitrine, toute une panoplie de médailles, françaises et étrangères, témoignaient de tous les combats qu'il avait livré dans la force de l'âge contre les ennemis de la patrie.

Avec modestie et obstination il recevait les hommages des autorités locales au pied du Monument aux Morts de la sous préfecture du Gers parmi ses frères d'armes réunis pour l'occasion.

Pendant quelles années, le 11 Novembre, sa vie et sa lutte reprenaient une juste place dans cette société moderne qu'il avait contribué à instaurer; avec l'âge, il n'allait plus qu'au cimetière de la commune porter le drapeau d'une France glorieuse, soutenu dans ces minutes de silence qui lui faisaient parfois monter des larmes, par le Maire et quelques adjoints tenus de respecter le protocole devant la tombe des morts pour la France.

Aujourd'hui Monsieur Sourbés est resté chez lui, assis à la table de sa salle à manger pour lire La Dépêche, avec accroché au mur dans un cadre sous verre toutes ses médailles, qui n'étaient plus à son veston ( cf photo). Personne ne lui a rendu visite; aucun voisin n'a franchi le portail du jardin envahi de feuilles mortes pour raviver la flammes des souvenirs et de tous les services rendus aux saintorinois en panne de tracteur, de tondeuse à gazon, de machine à laver ou de moteur à explosion.

Il trouvait toujours une solution, quitte à forger une piéce, à la lime et au marteau, pour faire fonctionner les machines défectueuses, et redonner du moral aux travailleurs vaincus par les défaillances techniques de leur outil de production, comme il l'avait fait sur les chars à chenille de l'armée française en Afrique; les mêmes qui allaient libérer le sol français de l'occupant jusqu'à Berlin.

Je suis rentré dans sa cuisine avec un bout de tôle à la main que je n'arrivais pas à plier pour l'adapter au nouveau tuyau de ma cheminée. Je venais juste lui demander conseil sur la façon de procéder sachant qu'il sortait tout juste de l'hôpital. Mais il a exigé que je l'accompagne à l'atelier: " c'est moi qui commande ici". A ce moment on annonçait à la télé que l'aéroport de Toulouse était racheté en partie par les chinois.

Je l'ai suivi à petits pas; on est allé jusqu'à l'étau de son établi, où là il a fixé la pièce entre deux plaques de fer et a donné quelques coups de marteaux. Le pli était fait; avec son autorisation, j'ai fait la finition. Encore une fois le tour était joué; son œil brillait, il avait gagné une nouvelle bataille ponctué seulement d'un "tu vois c'est fait".

Je l'ai quitté avec ma pièce prête à l'emploi comme autrefois, et heureux de pouvoir bientôt me chauffer au château.

En sortant dans la rue j'ai vu le tissu bleu blanc rouge plié sous le bras d'un individu bedonnant que j'ai salué et qui ne m'a pas répondu; sûrement un tout nouveau porte drapeau venu du nord ou de l'est pour faire fortune et célébrité dans la commune.

Il a du me prendre pour un plouc ou peut-être un débile vu mon accoutrement. Mais peu importe, avec Yvon nous sommes les plus anciens habitants du village et nous le resterons jusqu'au cimetière en bas du mur d'enceinte, avec notre liberté et notre solidarité bien vivante ici et maintenant.

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31 octobre 2014 5 31 /10 /octobre /2014 13:05

20130310 124652  C'est du granit brésilien et c'est ma tombe, dans ce joli petit cimetiére, paisible, avec vue imprenable pour l'éternité sur le soleil couchant.

J'en avais fabriqué cinquante pour honorer une commande des PFG. C'était la premiére fois qu'ils achetaient des monuments funéraires en granit de couleur, à l'étranger.

Ils ont refusé la totalité du chargement sous la pression des syndicats qui s'opposaient à l'importation de tombes prêtes à la pose; ils menaçaient avec le chiffre de cinq mille chômeurs, de suite dans la profession

J'étais ruiné, j'avais tout perdu, sauf ce monument que j'ai gardé pour moi.

Mais aujourd'hui, par tous les saints, je le mets en vente un bon prix; c'est une affaire

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5 septembre 2014 5 05 /09 /septembre /2014 22:14

J'ai une photo du grand père Alaqui au volant de son Taxi. Après il est passé à la G7

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16 juillet 2014 3 16 /07 /juillet /2014 14:02
La France des passe-droits

Cela commence en bas et ça fini en haut.

Par arrêté municipal, il est interdit de circuler et de stationner dans le village ce dernier week-end, signé par Monsieur le Maire.

Il se trouve que ce jour là, 12 et 13 Juillet, nous les habitants du village et surtout les trois qui habitons sur la place, nous n'avions jamais vu autant de véhicules circulés et stationnés dans le village.LES AMIS du CLUB des MICHEL eux avaient le droit et même de bloquer avec leurs véhicules l'accés à mon domicile.ILS SONT FORTS LES MICHEL

Il se trouve que ce jour là, 12 et 13 Juillet, nous les habitants du village et surtout les trois qui habitons sur la place, nous n'avions jamais vu autant de véhicules circulés et stationnés dans le village.LES AMIS du CLUB des MICHEL eux avaient le droit et même de bloquer avec leurs véhicules l'accés à mon domicile.ILS SONT FORTS LES MICHEL

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25 mai 2014 7 25 /05 /mai /2014 14:55
Mon voisin Lagardére

photo guy capdeville Le temps c'est la vie; "si tu ne viens pas à Lagardére, Lagardére viendra à toi" c'est d'Alexandre Dumas Les trois Mousquetaires. Ce château de Lagardére a le même age que mes pierres; il était là pour faire la guerre. Il est sans vie aujourd'hui.

Mais ici, à St Orens Pouy Petit, depuis le XIII° siècle, à l'abri du mur d'enceinte, on continue chaque jour à sonner l’angélus, sept heures du matin et dix neuf heures, pour un Gers prospère du lever au coucher du soleil.

Et l'ombre de l'horloge solaire glisse sur les pierres, calme et sereine.

"elle est retrouvée, quoi? l'éternité" Arthur Rimbaud

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6 mai 2014 2 06 /05 /mai /2014 21:19
Aqui a gente toma vinho, tres reales o litro

photo guy capdeville C'EST EN GASCOGNE, EN ARMAGNAC, dans le sud ouest de la France, où une terre généreuse et grasse aux nombreuses vallées irriguées par des rivières paisibles descendues des Pyrénées que les romains et avant les gaulois ont plantés des vignes, avant même que Jésus Christ en boive, du vin rouge.

Quand il y en avait trop on le distillait pour faire de l'alcool qu'on gardait dans des barriques....Vieilli, il devenait de l'Armagnac,

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