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19 juillet 2017 3 19 /07 /juillet /2017 15:25
photo guy capdeville Amérique du Sud 1970

photo guy capdeville Amérique du Sud 1970

" pourquoi est-ce sur les pauvres gens que tu t'abats obstinément"

photo guy capdeville 1990

photo guy capdeville 1990

Mais nous arrivons pour vous aider

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Guy Capdeville - dans presse
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14 juillet 2017 5 14 /07 /juillet /2017 15:40
Ce fut mon premier métier

Ce fut mon premier métier

tous les jours fallait remplir deux pages

tous les jours fallait remplir deux pages

Sur l'aglomération tout était bon pour la parution; les politiques m'envoyaient parfois de la copie

Sur l'aglomération tout était bon pour la parution; les politiques m'envoyaient parfois de la copie

Critique d'Art ou des travaux de la municipalité

Critique d'Art ou des travaux de la municipalité

Déjà une envie de grand reportage

Déjà une envie de grand reportage

Mais les Faits Divers étaient mon pain béni. Avec ma mobylette j'allais tous les matins aux pompiers, au commissariat, à la gendarmerie chercher des nouvelles tragiques

Mais les Faits Divers étaient mon pain béni. Avec ma mobylette j'allais tous les matins aux pompiers, au commissariat, à la gendarmerie chercher des nouvelles tragiques

Je pouvais aussi aider des "matuvus"à se faire de la pub; mais le plus grave restait les comptes rendus d'audience du tribunal

Je pouvais aussi aider des "matuvus"à se faire de la pub; mais le plus grave restait les comptes rendus d'audience du tribunal

J'ai même publié des toiles de M. Fechner, pére de Christian Fetchner futur PDG à Hollywwood

J'ai même publié des toiles de M. Fechner, pére de Christian Fetchner futur PDG à Hollywwood

Aprés presque un an de travail quotidien sept jours sur sept et souvent plus de douze heures, j'ai pris mon congé. Trois années du Canada au Chili avec sac à dos et appareil photo.

Aprés presque un an de travail quotidien sept jours sur sept et souvent plus de douze heures, j'ai pris mon congé. Trois années du Canada au Chili avec sac à dos et appareil photo.

Au Mexique, mes collégues de Novedades de Yucatan ont fait un article sur mon itinéraire

Au Mexique, mes collégues de Novedades de Yucatan ont fait un article sur mon itinéraire

J'ai retravaillé au Belize comme photographe au the Reporter. J'ai failli me faire assassiner

J'ai retravaillé au Belize comme photographe au the Reporter. J'ai failli me faire assassiner

J'ai été le correspondant de GéoPress et accrédité par le ministre de l'intérieur de Bolivie

J'ai été le correspondant de GéoPress et accrédité par le ministre de l'intérieur de Bolivie

Au Brésil le neuf Juin 1971 ma photo du pére d'Emerson Fittipaldi a fait la une de O Estado de S.Paulo

Au Brésil le neuf Juin 1971 ma photo du pére d'Emerson Fittipaldi a fait la une de O Estado de S.Paulo

Trois mois plus tard j'ai du tout quitté, déporté en France pour y être jugé devant un tribunal militaire pour insoumission. J'étais parti sans porter l'uniforme de soldat, j'avais oublié que c'était obligatoire quand on a juste vingt ans, ou un peu moins

Libéré de mes obligations militaires, je suis monté à Paris avec le train de nuit à vapeur et j'ai cherché à vendre mes reportages texte et photos car c'était mieux payé

Libéré de mes obligations militaires, je suis monté à Paris avec le train de nuit à vapeur et j'ai cherché à vendre mes reportages texte et photos car c'était mieux payé

La revue Art et Artisanat, l'Estampile m'avait permis d'aller au restaurant et de payer une chambre d'hôtel, le luxe

La revue Art et Artisanat, l'Estampile m'avait permis d'aller au restaurant et de payer une chambre d'hôtel, le luxe

J'ai frappé à toutes les portes des organes de presse pour finalement aller à Gamma, rue Auguste Vacquerie. J'ai vu raymond qui m'a dit d'y aller..

J'ai frappé à toutes les portes des organes de presse pour finalement aller à Gamma, rue Auguste Vacquerie. J'ai vu raymond qui m'a dit d'y aller..

Alors, je suis allé à Belfast avec le dernier consul de l'ambassade du Brésil à Saïgon qui était en mal de guerre et a payé tous les frais

Alors, je suis allé à Belfast avec le dernier consul de l'ambassade du Brésil à Saïgon qui était en mal de guerre et a payé tous les frais

J'ai eu la chance d'avoir ce fameux Bloody Friday me péter à la gueule. Le lendemain j'étais à Paris Match où mon rouleau de TriX a été développé. Il devait y avoir de grosses ventes à la clef

J'ai eu la chance d'avoir ce fameux Bloody Friday me péter à la gueule. Le lendemain j'étais à Paris Match où mon rouleau de TriX a été développé. Il devait y avoir de grosses ventes à la clef

J'avais des photos choc, de ce terrible attentat en pleine ville

J'avais des photos choc, de ce terrible attentat en pleine ville

Mais dés le lundi la presse nationale et internationale a minimisé ce carnage car pour la premiére fois depuis la fin de guerre, une armée proclamée prenait pour cible des civils. C'était ignoble, on zape. J'ai fait quelques ventes de consolation mais ce fut un vrais coop raté. Par dépit je suis allé rue réaumur voir H.H qui m'en a remis une couche en me disant que si j'étais venu le voir en premieil m'achetait le néga cinq mille francs," sur la table" je me rappelle.r

Mais dés le lundi la presse nationale et internationale a minimisé ce carnage car pour la premiére fois depuis la fin de guerre, une armée proclamée prenait pour cible des civils. C'était ignoble, on zape. J'ai fait quelques ventes de consolation mais ce fut un vrais coop raté. Par dépit je suis allé rue réaumur voir H.H qui m'en a remis une couche en me disant que si j'étais venu le voir en premieil m'achetait le néga cinq mille francs," sur la table" je me rappelle.r

Je suis quand même rentré à Sygma comme photographe numéro 162 mais j'ai demandé à Hubert d'avoir un salaire fixe aussi. Je me suis retrouvé au cinquiéme à la glaçeuse à la sortie du labo. Tous les reportages du monde entier me passaient tous les jours dans les mains, une bouilloire de photojournalisme sans cesse en ébulition

Je suis quand même rentré à Sygma comme photographe numéro 162 mais j'ai demandé à Hubert d'avoir un salaire fixe aussi. Je me suis retrouvé au cinquiéme à la glaçeuse à la sortie du labo. Tous les reportages du monde entier me passaient tous les jours dans les mains, une bouilloire de photojournalisme sans cesse en ébulition

J'en profitais pour vendre mes "grands reportages" d'Amérique du Sud, même à une presse fantaisiste

J'en profitais pour vendre mes "grands reportages" d'Amérique du Sud, même à une presse fantaisiste

Et puis, connaissant un peu le milieu du cinéma, j'ai eu envie de faire un film, en Afrique

Et puis, connaissant un peu le milieu du cinéma, j'ai eu envie de faire un film, en Afrique

Sans un sou, j'ai tout investi dans l'achat d'une Chevrolet Bel Air et obtenu une caméra 16m/m Eclair avec Jean Pierre Mocky et trois mille métres de péllicule Ekta avec Gaumont actualités

Sans un sou, j'ai tout investi dans l'achat d'une Chevrolet Bel Air et obtenu une caméra 16m/m Eclair avec Jean Pierre Mocky et trois mille métres de péllicule Ekta avec Gaumont actualités

Le retour d'Afrique c'est fait en caleçon et le montage du film remis à plus tard. J'ai continué à vendre avec Sygma des photos d'actualité

Le retour d'Afrique c'est fait en caleçon et le montage du film remis à plus tard. J'ai continué à vendre avec Sygma des photos d'actualité

Mais quand j'ai commencé à pouvoir signer mes photos, j'avais quitté la presse. C'était en 1977 et je serais resté dix ans à faire le citon, toujours pressé; un fantastique métier et trop de souvenirs à digérer

Mais quand j'ai commencé à pouvoir signer mes photos, j'avais quitté la presse. C'était en 1977 et je serais resté dix ans à faire le citon, toujours pressé; un fantastique métier et trop de souvenirs à digérer

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Guy Capdeville - dans presse
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3 septembre 2014 3 03 /09 /septembre /2014 08:50

P1090401.JPG  p                                                                                                                                 photo guy capdeville

Tourner la page   3 – De l’Ile des Femmes (Yucatan-Mexique) à Belize city ( Honduras)

 Cinq mois dans un bungalow sous les cocotiers, posé sur du sable blanc, à vingt pas de l’eau de mer translucide  des Caraïbes, parfaitement claire et toujours à vingt huit degré ; du homard ou des steaks de tortue tous les jours, ça ne pouvait plus durer. Fallait reprendre la route vers le sud.

On n’était plus très loin de la frontière  du Honduras Britannique et je voulais me sortir de là : le risque était, d’y rester trop longtemps. Un endroit merveilleux et un travail en or, guide interprète au Club Méditerranée. Sur cette Islas Mujeres, à la pointe du Yucatan mexicain, certains soirs, de faibles lueurs à l’horizon indiquaient Cuba. Fidel avait débarqué là au tout début de sa croisade révolutionnaire  avec ses premiers compagnons de combat. Pour l’instant les Gm et  les Go du Club occupaient l’hotel Zazil-Ha (qui existe toujours je crois), tout à la pointe de l’île.

Le directeur ne parlant pas français m’avait demandé de tout lui traduire en simultané et je serais logé, nourri, un peu payé. C’était très important pour le contrat avec Le Club Med qui était pour la première fois en Amérique latine et pouvait revenir tous les ans car l’hôtel ne couvrait plus ses frais de gestion ; tous les robinets fuyaient. Une affaire énorme qui allait bouleverser tout le paysage. C’était fin 1968, début 1969 et l’homme allait marcher sur la lune.

La routine s’installait avec un farniente omniprésent et les activités du Club créaient des distractions pour tous, à toute heure, même tard la nuit parfois ; la promenade la plus prisée des Gentils Membres était la journée de découverte  sur l’île inhabitée, Cancún.

Je partais le matin avec l’équipement nécessaire  pour préparer les repas avec apéritif inclus : une machette, des citrons et des oignons, du sel, du sucre, du rhum et des glaçons. Et de l’eau bien sûr. Avec mes six à dix personnes et mon assistant,  sur un bateau hors-bord, j’installais tout le monde  pour une traversée de quarante  minutes à une heure selon la houle, jusqu’à la crique « enchantée » ; une anse de sable blanc d’une centaine de mètre en arc de cercle  avec à chaque extrémité des récifs de coraux à moitié immergé où pullulaient des poissons multicolores. Durant la traversée, on péchait avec une traîne de trente mètres et un gros hameçon planté dans un bout de chiffon blanc, deux ou trois barracudas avant d’arriver à la crique sauvage, vierge de toute présence humaine, sinon des flamands roses et des ibis rouges, sans parler des pélicans, perroquets, des iguanes et des autres espèces qui vivaient là depuis des lustres.    

Dés  notre accostage, nous coupions quelques palmes pour pouvoir s’asseoir  sur le sable brûlant et préparions un feu. On allait cueillir quelques noix de coco pour préparer l’apéritif et je mettais mes lunettes de plongée pour ramasser des  lambis par trois ou quatre mètres de fond qui en était jonché. Revenu sur la plage, je cassais d’un coup de lame  la pointe du coquillage pour décrocher le muscle qui tombait dans le plat. Puis coupé en petits morceaux, il macérait dans du jus de citron ; le « sebiche » était prêt et il ne restait plus qu’à partager le barracuda qui grillait sur la braise. C’était devenu mon île déserte, mon coin de paradis  à moi.

Un jour on m’a demandé d’emmener juste deux personnes et de bien les soigner ; j’ai fait comme d’habitude pour une journée d’aventure à Cancun. Plus tard j’ai su que j’avais côtoyé  le pdg du Club et le roi du stylo à bille. Peut-être ce jour là ont-ils décidé de construire un aéroport sur le lagon ?  

             Changer de pays

Aucune difficulté pour passer la douane et les contrôles de police avec un sac à dos pour tout viatique. Nous entrions dans un pays du Commonwealth avec un passeport français ; l’alliance cordiale et trois mois de visa immédiat.

L’arrivée à Belize, après des centaines de kilomètres à l’arrière d’un pick-up sur des pistes poussiéreuses, fut très étonnante. Une succession ininterrompue de petites maisons en bois peintes au Ripolin, éclairées à la nuit tombante d’ampoules colorées, nous conduisit jusqu’au centre ville juste après le pont.

Beaucoup de monde sur les trottoirs, les petites terrasses et même aux fenêtres  des rez-de-chaussée, le tout baigné d’une musique soul de James Brown à Otis Redding branchée sur la même radio. Mais la surprise était qu’il n’y avait pas de blancs, que des africains.

Mais la loi était anglaise et on respectait la reine Elizabeth. Les quelques  policiers qui circulaient dans leur Land Rover ne réagissaient pas aux moqueries des gamins qui les narguaient ; mais je me souviens de ce procès d’un jeune homme, condamné à la pendaison par un tribunal où les juges avaient des perruques de coton blanc bouclé sur la tête et des grosses gouttes de sueur qui perlaient luisantes sur leur front en prononçant la sentence.

Ce petit pays était en effervescence car il allait être indépendant. Dans les faubourgs de la ville, sur la zone marécageuse, des «boîtes de nuit » regroupaient toute une jeunesse qui faisait la révolution en fumant des joints au son de Sex Machine. C’est là que j’ai rencontré un cubain qui enseignait la technique de faire une arme de poing avec un bout de tuyau, un ressort et une cartouche.

Il fallait provoquer des défilés de rue et lorsqu’on était au contact des forces de l’ordre, on tirait dans le tas. Mais les quelques intéressés par la prise du pouvoir préféraient  finalement succomber à une douce violence. Ce n’était pas des hippies, même s’ils préféraient l’amour à la guerre.

                  The Reporter

Cette ambiance me plaisait et il fallait trouver un moyen d’y rester. J’ai appris par un américain qu’un journal allait se créer ; des investisseurs étranger cherchaient à monter une rédaction avec un photographe de presse. Je me suis présenté. J’ai été embauché à la pige. Dés que le rédacteur en chef me demandait de faire une photo, je savais que j’allais gagner quelques dollars .

Il ne m’a pas laissé le temps de réfléchir quand il m’a proposé de faire une photo difficile, à la sortie du tribunal, d’un individu dont tout le monde connaissait le nom mais personne  ne savait pas à quoi il ressemblait ; il était de très mauvaise réputation et il fallait que «l’affaire » éclate au grand jour.

J’ai fait mon travail avec le sentiment de montrer un méchant nuisible. Mais aujourd’hui en voyant comment ce petit territoire a été morcelé par de grands propriétaires américains du nord, dont certains très célèbres pour leurs films, je me pose des questions .

Et si l’homme en question était un chef politique ou religieux qui pouvait conduire sa  nation  vers un autre destin au moment opportun. En tout cas, pour ceux qui ne lisent pas l'anglais, il m'a dit qu'il me retrouverait; pour me faire la peau?

Photographe du Petit Bleu au The Reporter à Belize- Honduras Brit.
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Guy Capdeville - dans presse
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28 avril 2014 1 28 /04 /avril /2014 16:40

Retour sur un passé de photojournalisme

-      - une image légendée-

J’avais quitté la presse et Paris, pour revenir dans ma ville natale de départ de ma profession après dix ans de reportage du Nord au Sud, et pour m’occuper de ma famille, mon fils. Je ne les voyais pas souvent et j’allais franc hir la ligne jaune. Que faire ? Je ne savais qu’écrire des articles et prendre des photos. J’ai choisi une école d’agriculture et avec mon diplôme de ^forestier^ j’ai monté une petite entreprise d’élagage et d’ouverture de lignes pour les Télécom en Ariége.

Tous les jours je manipulais la tronçonneuse et les câbles de débardage. Les journées étaient bien remplies, je n’avais plus de problèmes d’insomnie. Un soir en passant devant le kiosque sur la place centrale  de Foix, j’ai jeté un œil sur la pile de journaux et, surprise, j’ai vu sur Le Monde Diplomatique une pleine demi page avec ma photo faite à Lima-Pérou en 1970 ; elle était avec le sigle Gamma, mon ancienne agence de presse.

C’est étrange le pouvoir d’une photo quand elle reste vivante et rappelle en un instant tout ce qu’il y avait autour  quand elle a été prise. J’avais la tronçonneuse à la main et j’ai senti mon Nikon autour du cou. Une illusion, et pourtant…

P1060473.jpg

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Guy Capdeville - dans presse
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9 février 2014 7 09 /02 /février /2014 06:44
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Guy Capdeville - dans presse
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29 janvier 2014 3 29 /01 /janvier /2014 12:12

P1060458.jpgphoto guy capdeville Sygma légende AFP

Ces bombes posées par l'Ira dans le centre de Belfast , ce Bloody Friday, n'ont explosé en pleine face. J'étais le seul photographe d'agence présent et je savais que je faisais un scoop. Hélas, ce terrible attentat, perpetré pour la premiére fois depuis la fin de la guerre contre des populations civiles n'a pas eu les <honneurs> mais les <horreurs> de la presse internationale qui a préféré minimiser l'impact médiatique de cet acte de guerre civile.

j'ai pris le premier avion pour Paris et suis allé direct rue Auguste Vacquerie; porte clause. Le samedi matin, c'était à Paris Match qui a developpé ma pellicule et le journaliste de garde m'a promis que Lundi ce serait publié. Toutes les rédactions étaient hésitantes et j'ai récupére mon fim Tri x, dépité. Finalement, c'est HH qui m'a donné le coup de massu final:  si t'étais venu me voir en premier, je te mettais mille dollars pour ton négatif>.

Ce jour là, j'ai raté mon entrée dans la renommée photojournalistique internationale. Heureusement, car aimer aller oû les bombes exploses, on finit par s'y habituer. Et un jour, sans savoir, on est trop prét de la mort

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Guy Capdeville - dans presse
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21 janvier 2014 2 21 /01 /janvier /2014 08:29

agression metro2Photo guy capdeville.

 Je l'ai vendue et revendue de nombreuses fois. Même si l'agence (SYGMA) qui la commercialisait me payait 45℅ de son prix, j'en avais assez pour m'acheter un billet d'avion faire un tour au Vénézuela. Hélas, à Caracas, l'attaché de presse de l'ambassade de France m'a demandé d'essayer d'obtenir des photos Niehous, le Pdg américain qui était otage d'une guérilla depuis plus d'un an et dont personne n'avait plus de nouvelles.

Je voulais quitter la presse et me consacrer à l'agriculture. Je me suis retrouver photographe pour le ministére de l'information et du tourisme vénézuelien avec un laisser passer signé du ministre en personne. La ferme de cinq mille hectare ce sera pour plus tard...

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Guy Capdeville - dans presse
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6 janvier 2014 1 06 /01 /janvier /2014 07:34

P1000678small.jpgLE PHOTO JOURNALISME EN CRISE photos guy capdeville- interdit de voir sans autorisation-
(suite page 2)
De l'argentique au numérique 
Choisi ton camp, camarade, disait Coluche. Encore faut-il avoir en perspective les deux camps. Pour nous, pas de doute; que ce soit au Vietnam, au Biafra, a Belfast, dans les réunions mondaines ou sur des champs de ruines, la pellicule TriX 400asa 36 poses est une cartouchière fiable dont chaque coup peut faire mouche, dans l'ombre ou la lumière,selon les choix et l'habilitée du tireur. Une fois dans la boite, le film rembobiné a la main, gardera pour toujours en mémoire le cour instant où il fut exposé pour graver un moment ou un événement exceptionnel. Cela pourra faire couler beaucoup d'encre ou éveiller des consciences.
Combien de ces bobines ont franchi les frontières, cachées au fond des bottes, dans les poches d'un passager anonyme, pour être développées dans les labos des agences de presse et apparaitre le lendemain à la une des quotidiens et des magazines. Jour après jour,années après années , on a toujours utilisé les mêmes méthodes.
J'ai quitté la presse après 10 ans de course folle,mais le besoin de photographier ne m'a jamais lâché. Le sentiment d'être au chômage ne m'a pas atteint,même si mes commissions sur les publications étaient en baisse.La page est tournée.L'agence Sygma est devenue Corbis, et Bill Gates le propriétaire de tous ces négatifs Trix 400asa
L'arrivée des nouvelles techniques me laissaient indifférent. Je préférais douter de leur fiabilité pour mieux me désintéresser du sujet, notamment sur la rapidité de la mise au point. Trop de paramètres étaient pris en compte par ces engins pour faire des photos comme je voulais,comme je savais. Et puis un jour, prêté par un ami,j'ai essayé.
Quelques mois plus tard, j'étais à Paris,avec mon Lumix tout neuf et je faisais mes premiers essais,dans la rue,á la recherche de sensations que j'avais connu 35 ans auparavant, en maraude dans la capitale, à l'affût d'un sujet à traiter.
J'avais vite compris qu'il était possible avec cet appareil plus proche d'un ordinateur que d'une boite noire, de faire des centaines de photos sans acheter la pellicule et voir le résultat de suite.
C'était boulevard Blanqui le 14 Octobre 2007.Je rentre sur le marché et je tire un portrait de cet individu accompagné d'un policier

 d

Il est 11heure 32


 

À 11heure 34,ils sont devant le fromager. Ça discute ferme,je ne comprends pas ce qui est dit
Mais le geste du marchand est significatif. "Allez dégage"
 
 
Il essaye toujours de justifier son innocence


Je continue ma promenade et en ressortant du marché j'entends une voie de femme crier "Il m'a mis la main entre les cuisses salaud salaud" et elle me prend a témoin
 

Il est 12h 42 ,c'est le même type.


Le dimanche suivant, je suis revenu voir le fromager qui se souvenait de l'anecdote. Il m'a dit : "il m'a pris une bouteille de vin a 5€ et il fallait que j'aille au commissariat pour porter plainte, mais je ne voulais pas perdre plus de temps et d'argent avec ce type".
Voilá, avec mon numérique je pouvais faire des flagrants délits qui resteront impunis. Mais dans ma galerie personnelle des salauds, il gardera la première place numérisée a la seconde prés.

 

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Guy Capdeville - dans presse
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