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4 mars 2021 4 04 /03 /mars /2021 22:56

Sur L'Express du 4 Mars 2021                                                                                                                  "La misère serait-elle (vraiment) moins pénible au soleil ? Après une année de pandémie, c'est le constat que semblent faire des centaines de Français, partis s'exiler loin des confinements et couvre-feux en vigueur sur le territoire national. Aidés par un télétravail généralisé et des billets d'avion dont le prix défie toute concurrence, ils sont nombreux à avoir trouvé refuge dans des pays plus chauds, moins touchés par le coronavirus, ou tout simplement plus conciliants sur les mesures de restriction. "Ici, j'oublie le Covid"

photo guy capdeville Cacha Pregos

photo guy capdeville Cacha Pregos

PAS D'EMMERDES: la vie simple sur mon île, ça continue

Ce matin comme hier, deux heures de nage, jusqu'au banc de sable, et la journée restera au même rythme du tempo quotidien. Se lever aux premières lueurs avant six heures du matin pour enfiler un short et chausser des tongs. Marcher le long de la plage jusqu'à la boulangerie du village boire un café et croquer un petit pain chaud avec jus d'orange pressée ou tranche d'ananas, mangue ou goyave. Écouter ou parler aux autre clients, de sept à soixante dix sept ans, et revenir par le même bord de mer, pour savoir si la marée monte ou descend, jusqu'à la "casa" où les nouvelles du jour m'attendent sur Internet Wifi.

Avant huit heures,  maillot de bain, teeshirt et lunette de natation pour aller nager jusqu'au banc de sable, toujours vierge de présence humaine, et selon le sens du courant partir au large. Vers les dix heures, revenir sur le sable du bord du village pour voir si les pêcheurs à la pirogue ont du poisson frais; acheter sur le champ, en liquide ou à crédit,la pêche du matin à la pièce pour quelques réales et revenir au domicile pour cuisiner le repas du jour.

Petite vaisselle et rapide ouverture de l'ordi avant la sieste car il est impossible de bouger tant la chaleur est forte. Tout effort provoque des sueurs abondantes; mieux vaut s'allonger, rester immobile, rêver, bercer par le bruissement des palmes de cocotier. Le vacarme des chants d'oiseaux, surtout des perroquets, avec le déclin du soleil informe que l'heure est venue de repartir vers la plage pour nager au large du " Leo do Mar" jusqu'au couchant et profiter des milles couleurs visibles entre le ciel et l'eau.

Un peu sonné par l'effort soutenu de ces promenades aquatiques, une bonne douche d'eau douce et tiède prépare à l'ultime marche jusqu'au village pour acheter quelques provisions avant la tombée de la nuit. Puis s'endormir, nu, sous la moustiquaire, caressé par la brise nocturne qui entre par porte et fenêtre grande ouverte.

Et demain sera pareil, jusqu'à ce que l'hiver prenne fin en France

Mais c'est toujours sur Itaparica

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commentaires

Balle 14/12/2016 11:31

Quelle chance...

Guy Capdeville 14/12/2016 16:07

Pas de chance juste une volonté precoce de ne pas faire comme tout le monde

Licia 27/07/2014 14:01

Une trés belle photo

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  • : photojournalisme
  • : photographe de presse fut mon premier métier ; avec l'argentique les photos n'étaient pas retouchées. Elles étaient imprimées en noir et blanc comme à la prise de vue, c'était de vrais documents. Aujourd'hui avec le numérique toutes les photos sont retouchées
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