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3 septembre 2026 4 03 /09 /septembre /2026 11:45

  Elle devrait avoir sa place au Musée de la Poste. Elle est écrite manuscrite à la plume sergent-major avec de l'encre bleue. En plus elle est coloriée avec des collages qui racontent une histoire. Celle avec des chaussures en pneu me rappellent une époque où je faisais la révolution au Lycée Bernard Palissy à Agen. Cela fût aussi l'occasion de rencontrer Christian, l'artiste avec qui je ferrais la Route, et qui aujourd'hui m'a envoyé ce courrier.

photo repro G.C.

photo repro G.C.

Photo repro G.C.

Photo repro G.C.

Photo repro G.C.

Photo repro G.C.

   C'est bien plus qu'une lettre puisque le timbre postal n'est pas périmée. Je pourrais la renvoyer à une autre adresse . Ce serait dommage pour notre musée.

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1 septembre 2026 2 01 /09 /septembre /2026 21:39
photo G.C.

photo G.C.

Les travaux, pour l'aménagement du rez de chaussée , ouvrant sur la Place du Château devant, treizième siècle,  et derriére côté Sud une ouverture avec toiture neuve à l'extérieur des remparts, sont interrompus pour non conformité.

On espère qu'ils reprendront bientôt pour boire l'apéro au Cercle.

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29 août 2026 6 29 /08 /août /2026 11:51
photo Aymeric

photo Aymeric

 Nous sommes huit résidents, chacun dans son appartement  pour seniors, et notre maîtresse d'école, Rose, a organisé un goûter, sous le porche devant l'entrée du domicile. Elle a tout organisé. La table était bien garnie et chacun avait son stylo qu'elle avait fait au crochet. Un bon moment de convivialité et de partage. Nous nous croisons parfois dans l'ascenseur ou le hall du rez de chaussé mais chacun est chez soi. 

C'est agréable de vivre dans ce lieu paisible spécialement aménagé pour les personnes agées sur la place de cette bastide du quatorziéme siécles . Les vieilles pierres sont là, sous les couverts , pour témoigner que le temps qui passe  peut aussi s'arrêter pour des moments de bonheur . Vieillir c'est accepté d'avoir une chance de connaître une nouvelle vie. D'en être satisfait et le partager avec les voisins proches est gratifiant.

Avoir quitté le château et tous les souvenirs encombrants d'un passé plus ou moins lointain mais toujours ancien n'est pas évident. Mais revenons au présent et avoir aménagé dans un petit meublé redonne du sens à une nouvelle existence au quotidien . Parfois on pourrait croire à une certaine jeunesse retrouvée, en tout cas la découverte d'une nouvelle vie. Après toutes les autres, celle là est paisible et au ralenti, c'est très agréable de vivre cette aventure avec des amis proches.

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27 août 2026 4 27 /08 /août /2026 10:02
La boîte à biscuit qui a ravivé ma mémoire d'Arcachonnais.

La boîte à biscuit qui a ravivé ma mémoire d'Arcachonnais.

  J'offre ici une lecture gratuite des premiéres pages. 

 

 
Cette image vue sur une boîte de biscuits donne bien l’am-
biance de mes huit années, de deux à dix ans, au bord du

Bassin.

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HUIT ANS au PARADIS

Je reconnais en haut de la plage à droite ce grand bâtiment
au bord de l’eau qui était mon terrain d’aventures terrestres.
Il était abandonné avec d’immenses salles et salons où l’on
pouvait rentrer par des portes ou fenêtres toutes fracturées.
Il avait été pillé à la fin de la guerre car c’était le siège de la
Komandatur; la Gestapo l’utilisait aussi, triste mémoire.
Cela nous importunait peu. Avec mon copain Jean, fils de
pompier et de plombier zingueur, natif d’Arcachon, on
continuait le pillage de cette caverne d’Alibaba. Au moindre
bruit suspect on déguerpissait en courant vers la plage notre
deuxième territoire d’aventures, immense comme la mer qui
montait et descendait le jour comme la nuit.
Ce changement radical d’ambiance entre la marée haute et
basse faisait immanquablement un univers toujours nou
-
veau. On le découvrait avec émerveillement selon les heures
du soir ou du matin. Parfois la plage de sable jaune toute pe
-
tite ne laissait de place que pour une dizaine de parasols.
Alors pour défendre mon territoire familier je m’activais tout
de suite à faire un trou que je creusais à la main, juste en
bas des escaliers qui permettaient son accès, pour y mettre
au fond des bouts de méduse ou des «pisse vinaigre «en fait
des concombres de mer ou holothuries. Je le recouvrais d’un
papier journal que je dissimulais avec du sable sec. Le piège à
touristes était installé.

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Je revenais barboter dans l’eau et j’attendais l’arrivée des en-
vahisseurs. En général c’était des bordelais, souvent papa

maman et deux enfants, qui venaient passer un moment au
calme entre les odeurs de varechs desséchés et le bruit des
vagues. Souvent Madame descendait la première avec des
serviettes, des bouées en plastique multicolores, des petits
filets à main pour attraper des mollusques et Monsieur qui
portait un panier.

Elle s’avançait en regardant la mer, sans bien voir où elle po-
sait ses pieds et soudain elle tombait. Panique à bord, elle

criait et son mari l’aidait à sortir du trou. Je ne disais rien
mais j’étais content de moi. Certaines hurlaient «qu’est-ce
que c’est ces cochonneries, partons vite «. Et ils remontaient
tous sur la promenade plantée de tamaris aux fleurs roses
pour aller sur la prochaine plage. J’avais gagné une bataille.
Moi tout seul contre les urbains.
Je pouvais continuer mes explorations et découvertes du

monde aquatique qui frétillait sous mes yeux dans la trans-
parence de l’eau bleue. Les plus visibles étaient les crevettes,

beaucoup de petites grises que j’arrivais parfois à attraper et
croquer avec délice mais aussi quelques plus grosses, rapides
et craintives impossible à déguster crues.
Quelques petits poissons, des bébés seiches en escadron et
surtout des crabes, de toutes sortes partout, des coureurs,

des nageurs, des escaladeurs. Ceux qui m’intéressaient par-
ticulièrement les «enfouisseurs». À mon approche avec de

l’eau jusqu’aux genoux ils s’enfuyaient de quelques mètres,
rentraient sous le sable mais je pouvais voir leurs deux yeux
tel des périscopes qui me regardaient.
Au plus près d’eux, lentement j’approchais ma main droite et
j’enfonçais mon doigt plus profondément juste entre ses deux

yeux qui pointaient hors du fond. Il ne pouvait plus bouger
et surtout ne pas m’atteindre avec les pinces qui faisaient très
mal; je passais mon pouce et l’index derrière ces tenailles et
je le sortais du sable. Il allait rejoindre sur la plage d’autres
prisonniers dans le trou creusé à cet effet. Ils y attendront la
prochaine marée pour continuer leurs vies.
Mais le plus intéressant était le grand territoire d’aventure
que découvrait la marée basse sur des centaines de mètres.
Après le sable une étendue de vase grise avec des algues et

de grandes piscines retenaient piégée toute une faune mysté-
rieuse; les plus étonnants étaient les hippocampes.

Ces créatures avec une extrême délicatesse s’accrochaient
aux algues où nageaient d’une façon bizarre lentement de
bas en haut. En faisant très doucement on pouvait arriver à

ce qu’il s’entortille au bout d’un doigt. Ces piscines peu pro-
fondes étaient tapissées de coquillages, de bivalves, de pe-
tites moules, sur quelques pierres des huîtres. Je les mangeais

cru quand j’avais trouvé un couteau oublié par des touristes
piqueniqueurs pour les ouvrir.
Je ne pouvais pas rester là des heures sous l’emprise de

l’émerveillement de la découverte du monde de la mer. Il fal-
lait surtout ne pas oublier de revenir auprès des humains qui

forcément attendaient mon retour. À chacune de mes dispa-
ritions celle qui était chargée de mon éducation se mortifiait

de mon absence: où étais-je allé me fourrer pour risquer de
mettre ma vie en danger ? Et ses lamentations m’accablaient.
Revenir chez les humains était laborieux. D’abord marcher
sur le goudron pour traverser la rue et rentrer au domicile

familial m’obligeait à mettre des chaussures. Un autre mi-
lieu m’accueillait: celui de la boulangerie de mes parents, un

monde fascinant où chaque jour la farine et l’eau se transfor-

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mait en pain chaud.

Quand je revenais en ville après avoir quitté la mer, la pre-
mière rue légèrement en pente était celle de la boulangerie.

La première porte basse sur la gauche ouvrait sur un escalier
droit en planche qui descendait au fournil: le domaine de
mon père, patron boulanger. J’essayais de me montrer pour
lui signaler que j’étais bien rentré. Souvent il me demandait
de déguerpir et de revenir vite au rez de chaussée en rentrant
par le magasin. Ma mère m’attendait. Elle était trop occupé

à servir les clients, alors je filais à la cuisine. Là je retrou-
vais ma marraine, ma gouvernante celle qui avait éduqué ma

mère depuis l’âge de cinq ans.
Je me faisais copieusement réprimander pour être allé dans
des endroits interdits, sans demander l’autorisation, et j’avais
droit aux litanies, genre «s’il m’était arrivé quelque chose, je

serais perdu, disparu à tout jamais «. Il y avait d’autres la-
mentations plus moralistes, affectives auxquelles je ne pen-
sais pas du tout aux soucis et tracas que mon attitude insou-
ciante lui provoquait. Cela la rendait malade.

Alors pour avoir droit à un recours en grâce et obtenir un

pardon je devais faire une prière, un «mea culpa «, et l’af-
faire était close. Je redevenais un petit ange blond aux yeux

bleus qui avait droit à tous les éloges, les siens et ceux des
clientes qui me caressaient gentiment les cheveux et disaient
que j’étais beau. Personne ne savait que j’avais fait un piège à
touristes très efficace.
La majorité de mes journées était consacrée à l’école, plutôt
à la garderie des Sœurs Michelet, juste en bas à gauche dans
la rue Jehenne qui plus loin abritait le Marché Couvert: de
grands étales de poissonnier remplis de produits de la mer,
avec des yeux globuleux, des bouches avec des rangées de
dents, des soles avec la gueule en coin, les gros crabes encore

vivants aux pinces redoutables, des anguilles qui se tortil-
laient, tout cela sentait mauvais.

Bien que proche la garderie où nous avions tous un uni-
forme, différent pour les filles et les garçons, était remplie

de parfums. Les maîtresses avaient beaucoup de fleurs dans
la véranda qui servait de salle de classe. Là aussi j’étais choyé

comme un bon élève qui apprend vite et bien comme elles di-
saient. Cela n’avait pas trop d’importance quoique j’en étais

fier. Ce que je voulais surtout c’était revenir voir où en était
la marée. Elle changeait tout le temps en quelques heures et
je ne savais pas encore compter. C’était toujours une surprise
de voir l’état de la plage.

Parfois elle était très haute et le sable disparaissait recou-
vert d’écumes et de vagues qui venaient se briser sur la digue

longeant le bord de mer. Impossible de faire autre chose que
de contempler les pinasses accrochées à des corps-mort qui

dansaient sur les flots. Les grandes marées se faisaient re-
marquer en interdisant la promenade au bord de l’eau ensuite

venaient les formidables marées basses qui découvraient des
territoires jamais vus.

L’eau avait disparu et n’était plus qu’au loin une ligne hori-
zontale de brouillards blancs; devant un immense marécage

avec une vase noire où seules les plaques de varech permet-
taient de marcher dessus. Parsemées de piscines plus ou

moins profondes on pouvait avancer avec de l’eau jusqu’à
la ceinture; plus on s’éloignait du bord et plus il y avait de
poissons, des petites soles, des sardines, parfois des mulets,
beaucoup d’alevins de toutes espèces.
C’est là que je rencontrais, se tenant à distance, un ou deux
individus qui remplissaient des bourriches de coquillages, de
grosses crevettes, de petits poissons; ils avaient des filets au

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bout d’un long manche en bois. Ils récoltaient tout ce qu’il
pouvaient, ils ne remettaient à l’eau que les hippocampes,
tout le reste ils le gardaient. J’avais demandé qui ils étaient:

«ce sont des braconniers» m’a répondu un client de la bou-
langerie.

Des années plus tard, sous d’autres cieux, j’ai rencontré sur
des bords de mer du Sud d’autres personnes qui pêchaient à
pied près de villages sous les cocotiers. Dans ce décor c’était
pour eux un mode de vie et de subsistance. Ils perpétraient
depuis l’aube de l’humanité une collecte quotidienne des
fruits de mer pour se nourrir, c’était des pêcheurs cueilleurs;
dans la forêt tropicale il y avait les chasseurs cueilleurs. J’ai

connu leur mode de vie en allant chez eux, dans l’hémis-
phère sud.

Sur le bassin d’Arcachon c’était des marginaux. Leur pre-
mière caractéristique, ils étaient pauvres et ne pouvaient

pas payer de suite leur pain. Quand ils venaient au maga-
sin je ne pouvais les servir. Il fallait sortir un carnet où leur

nom plutôt leur prénom était inscrit et marquer leurs achats.
Ils ne payaient qu’en fin de semaine et souvent par manque
d’argent, donnaient en échange des gros crabes, les dormeurs
à grosses pinces, des soles, des palourdes ou des moules. Ma
mère acceptait ce troc et cela permettait à la cuisinière de
préparer toujours d’excellents repas.
Ils habitaient dans des cabanes construites sur des pilotis
après la ville vers le fond du bassin sur la partie marécageuse

de la baie. À marée haute ces petites maisons n’étaient acces-
sibles qu’avec une petite barque en planche, une plate, accro-
chée avec un bout à un piquet. C’était eux qui allaient la nuit

sur l’eau avec leur embarcation fragile doté d’un lampion

planter leurs tridents, leurs foènes, au fond de l’eau, centi-
mètre par centimètre, pour transpercer des soles parfois des

limandes. Cette technique de pêche était assimilée à un bra-
connage comme celle de poser des collets sur le passage des

oiseaux dans les touffes de bruyère en forêt.
La fréquentation de mon lieu de vie, la boutique du magasin,
me permettaient de rencontrer de nombreuses personnes qui
venaient acheter du pain ou des croissants. Je voyais bien les
grands et les petits, les gros et les maigres, les jeunes et les
vieux mais je restais muet seulement préoccupé de garder le
contact avec Doly couchée comme moi sur le carrelage chaud
du sol. Ses longs poils roux et soyeux propres aux setters
irlandais me servaient de coussin confortable et rassurant,

C’était une amie fidèle mais évidement quand un client ren-
trait, je devais me lever. En fait il nous dérangeait.

J’ai appris plus tard qu’il fallait gagner de l’argent. Mon père
travaillait beaucoup pour cela, jour et nuit. Je ne le voyais
pas souvent sauf le dimanche, hors saison, quand je pouvais
l’accompagner à la chasse dans ces terrains sauvages où il

fallait avoir un fusil pour ne pas revenir bredouille à la mai-
son. Tout ce qui bougeait sur la terre ou dans les airs pouvait

être du gibier bon à tuer, à tirer. Il suffisait d’avoir l’oeil sur

tout. Comme lui, je cherchais à identifier une cible, une vé-
ritable initiation à la survie en milieu sauvage. Je ressentais

ces moments là comme un apprentissage, une découverte de

pouvoir communiquer attentivement avec le monde exté-
rieur pour être capable d’y vivre même en dehors des zones

civilisées, habitées.

Si vous voulez la suite dites le moi par un commentaire ci joint en bas de page.

Mais peut être tourner la page sera la solution, passer à une autre histoire, pour le plaisir d'écrire à nouveau. 

L'article de La Dépêche de Condom et du Petit Bleu le 15 JUIN
L'article de La Dépêche de Condom et du Petit Bleu le 15 JUIN

L'article de La Dépêche de Condom et du Petit Bleu le 15 JUIN

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24 août 2026 1 24 /08 /août /2026 13:03

photo G. C

 

 Selon les calculs de la DGAC, c'est ce que nos avions consomment tous les jours pour voler dans le ciel . Cette carburation laisse des déchets carbonés qui forment une couche prospectrice contre les rayons cosmiques . Un genre d’ombrière qui évitent les excès de températures au sol. Cela rend la vie plus confortable sur terre, et surtout de se déplacer rapidement d'un bout à l'autre de la planète. Revenir au point de départ sans perdre trop de temps, comme autrefois.

Nos ancêtres mettaient trois mois pour faire un aller retour de l'Océan Atlantique. Aujourd’hui un jour peut suffire. C'est un grand progrés qui peut s'améliorer si on s'en donne les moyens. Et partant de l'équation que "le temps s'est de l'argent", il doit être possible de s'enrichir. D'autant que produire un million de tonne de carburant par jour nécessite beaucoup de travail. Cela crée aussi des emplois dont nous avons tant besoin pour acheter nos aliments,  pour bien manger tous les jours. 

Avec l'augmentation du transport aérien des humains et des marchandises , l'avenir sera plus serein  .

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15 août 2026 6 15 /08 /août /2026 11:49

Cela commence par la presse quotidienne locale dite PQR, pour laquelle j'ai travaillé dans ma jeunesse.

 
Un élu municipal attaqué à son domicile devant sa famille, son véhicule incendié en Seine Saint-Denis.
 
ENTRETIEN. Incivilités à bord des avions : "La situation a dégénéré en bagarre…" Un pilote de ligne raconte
IL NE S'AGIT PLUS D'EN RIRE. PhotoG.C

IL NE S'AGIT PLUS D'EN RIRE. PhotoG.C

Et  cette déclaration de De Niro, nous dit pourquoi.

 
   
 
 
Au sujet de Donald Trump :
« J'ai passé beaucoup de temps à étudier les mauvais hommes. J'ai examiné leurs caractéristiques, leurs manières, la banalité absolue de leur cruauté. Pourtant, il y a quelque chose de différent chez Donald Trump.
Quand je le regarde, je ne vois pas un homme mauvais. Vraiment.
Je vois le mal incarné.
Au fil des ans, j'ai rencontré des gangsters ici et là. Ce type essaie d'en être un, mais il n'y arrive pas. Il y a une chose que l'on appelle " l'honneur parmi les voleurs ".
Oui, même les criminels ont généralement le sens du bien et du mal. Qu'ils fassent ou non ce qu'il faut, c'est une autre histoire, mais ils ont un code moral, même s'il est tordu.
Ce n'est pas le cas de Donald Trump. C'est un prétendu dur à cuire sans morale ni éthique. Il n'a aucun sens du bien ou du mal. Il n'a de considération que pour lui-même - pas pour les gens qu'il est censé diriger et protéger, pas pour les gens avec qui il fait des affaires, pas pour les gens qui le suivent aveuglément et loyalement, pas même pour les gens qui se considèrent comme ses " amis ".
Il les méprise tous.
Nous, New-Yorkais, avons appris à le connaître pendant les années où il a empoisonné l'atmosphère et jonché notre ville de monuments à l'effigie de son ego. Nous savions de première main qu'il s'agissait de quelqu'un qui ne devrait jamais être considéré comme un dirigeant.
Nous avons essayé d'avertir le monde en 2016.
Les répercussions de sa présidence mouvementée ont divisé l'Amérique et secoué la ville de New York au-delà de toute imagination. Rappelez-vous comment nous avons été secoués par une crise au début de l'année 2020, alors qu'un virus balayait le monde. Nous avons vécu le comportement grandiloquent de Donald Trump tous les jours sur la scène nationale, et nous avons souffert en voyant nos voisins s'entasser dans des housses mortuaires.
L'homme qui était censé protéger ce pays l'a mis en péril, à cause de son insouciance et de son impulsivité. C'était comme si un père violent dirigeait la famille par la peur et la violence. Telle est la conséquence du fait que l'avertissement de New York a été ignoré. La prochaine fois, nous savons que ce sera pire.
Qu'on ne s'y trompe pas : Donald Trump, deux fois mis en accusation, quatre fois inculpé, reste un imbécile. Mais nous ne pouvons pas laisser nos concitoyens américains l'ignorer comme tel. Le mal prospère à l'ombre des moqueries dédaigneuses, c'est pourquoi nous devons prendre très au sérieux le danger que représente Donald Trump.
C'est pourquoi nous lançons aujourd'hui un nouvel avertissement. Depuis ce lieu où Abraham Lincoln s'est exprimé - ici même, dans le cœur battant de New York - au reste de l'Amérique :
C'est notre dernière chance.
La démocratie ne survivra pas au retour d'un aspirant dictateur.
Et elle ne vaincra pas le mal si nous sommes divisés.
Alors que faire ? Je sais que je prêche un convaincu. Ce que nous faisons aujourd'hui est précieux, mais nous devons faire d'aujourd'hui ce que nous ferons demain, c'est-à-dire sortir de ces murs.
Nous devons tendre la main à la moitié de notre pays qui a ignoré les dangers de Trump et qui, pour une raison ou une autre, soutient son retour à la Maison Blanche. Ils ne sont pas stupides, et nous ne devons pas les condamner pour avoir fait un choix stupide. Notre avenir ne dépend pas seulement de nous. Il dépend d'eux.
Tendons la main aux partisans de Trump avec respect.
Ne parlons pas de " démocratie ". La " démocratie " est peut-être notre Saint-Graal, mais pour d'autres, ce n'est qu'un mot, un concept, et en embrassant Trump, ils lui ont déjà tourné le dos.
Parlons du bien et du mal. Parlons d'humanité. "

 

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13 août 2026 4 13 /08 /août /2026 16:22
Photo Théo

Photo Théo

  Nous avons eu la chance d'être invité par nos amis Gill et Stephen de Caussens a assisté chez eux à l'éclipse solaire. Il avait pris soin de se procurer des lunettes spéciales pour bien voir ce phénomène extraordinaire en fin de journée. Nous y avons retrouvé des amis, anciens résidents de Saint Orens.

Un vrai festin en plus du spectacle céleste.   

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12 août 2026 3 12 /08 /août /2026 09:49

 En le revoyant à l'écran, pour Les voiles à Saint Tropez, je me dis avoir eu beaucoup de chance pour y vivre plusieurs mois comme cuisinier de  ce magnifique deux mâts , le Puritan . Cela fait parti de mon livre Huit ans au Paradis.

RETROUVÈ MON ANCIEN DOMICILE

Bien sûr ce matin sur Internet, mais j´ai eu la même émotion que lorsque je l´ai vu pour la premiére fois, sur la route à la sortie de Mazatlan, nord du Mexique.

Depuis plus de 48 heures et 2500 kilomètres, partis de Belize, on était sur un camion chargé de quinze tonnes de bananes et de quelques sacs de farine colombienne qui devait se rendre á la frontiére californienne . Les trois chauffeurs qui se relayaient sans cesse au volant commençaient á avoir des comportements bizarres surtout avec Nicky.

Du haut du chargement, on voyait bien le paysage.  On venait de quitter la ville en longeant une plage sans fin. Le soleil montait dans le ciel en cette fin de matinée et la journée serait de nouveau pénible. Soudain sur la gauche á quelques centaines de mètres du bord, sur l´eau bleue, un magnifique voilier, deux mâts, était á l´ancre.

J´ai décidé sur le champ de vouloir monter á bord. Avec mes bottes j´ai martelé le dessus de la carrosserie du chauffeur jusqu´á ce qu´il s´arrête. <On descend ici> leur dis-je. Nos sacs sont jetés á terre et nous avec.

Ce fut le début d´une longue attente ...

POUR MONTER À BORD

J´étais sûr qu´a un moment ou l´autre quelqu´un allait descendre ou monter  sur ce yacht. J´ai installé notre bivouac sur la plage pour prendre un repos bien mérité après ces journées et ces deux nuits sur l´impériale de banane ou nous avons traversé le Mexique d´est en ouest.

En fin de journée une annexe fut mise a l´eau et deux marins ont touché le sable. Je suis allé vers eux et je leur ai demandé en anglais s´il était possible de parler au capitaine; ils m´ont dit qu´il serait lá demain.

Le matin suivant une Ford Mustang décapotable rouge s´est arrêtée au bord de la route et un homme blanc aux yeux bleus, vêtu d´un teeshirt rayé de marin, d´une casquette a visière dorée a marché vers le bateau en faisant des gestes avec les bras. Ce devait être < the captain>.

Je suis allé vers lui, poliment salué et me suis présenté comme français, marin, á la recherche d´un emploi ; il m´a demandé si je savais cuisiner. < Bien sûr, j´ai travaillé avec un grand chef du Club Med á Islas Mujeres>. Il a su que ma compagne parlait aussi anglais et espagnol; après une brève hésitation il nous a proposé de faire un essai d´une semaine à bord du Puritan. Moi en cuisine et elle en salle. On s´était mis d´accord sur un salaire et le lendemain nous fûmes inscrits sur la liste d´équipage, the crew list. On doit toujours y être.

JE NE SAVAIS PAS FAIRE CUIRE DEUX ŒUFS.

 

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7 août 2026 5 07 /08 /août /2026 14:26
Étymologie
Selon Alphonse Depras[1], l’expression viendrait « de la coutume qu’avaient les mendiants, autrefois, de se nommer un chef (du latin peto, signifiant « je demande »). Un pareil roi n’avait aucune autorité sur ses sujets et chacun agissait comme bon lui semblait ; il résultait de là une confusion extrême passée en proverbe. » Pour les autres étymologistes, pétaudière est dérivé du nom du roy Petault, un pitaud[2] qui apparaît en 1546 dans le Tiers-Livre de Rabelais, l’image d’une « cour du roi Pétaud où chacun est maître » apparaît à la fin du XVIe siècle dans la Satyre ménippée et devient proverbiale. Pour d’autres[2] la métaphore est celle du roitelet, le « petit roi » réputé solitaire, bagarreur et fugueur : rey petare, rei-petaret, roi pétaré (roi péteur), « péteur. »

Ce mot vaut mieux que chienlit, pourtant plus célébrè . Il est sorti de la bouche de notre général, alors président de la République. Il définissait ainsi nos revendications estudiantines dans les rues de France. Il ne nous aimait pas les jeunes turbulant, et nous non plus. On faisait la révolution contre une société de consommation qui nous boufferait quand on serait adulte, qui nous obligerait  à porter un uniforme de bon soldat. Désolé mon général, vous avez gagné la guerre avec vos banquiers, mais la bataille continue. C'est maintenant une véritable pétaudière.  Dans ce contexte, j'ai deux options, soit la machine à rêves et celle à écrire. La premiére je l'ai pratiqué longtemps, durant plusieurs années, quand je vivais dans le hamac. Se mettre confortablement au repos dans une endroit choisi pour sa quiétude, avec souvent vue sur la mer ou des montagnes, donne une autre réalité au temps. Il s'agit de ne rien faire mais pas de penser. Difficile de pouvoir faire autrement. Avec l'expérience et la pratique la somnolence peut engendrer le sommeil. On part dans le rêve, avec la possibilité de choisir un scénario déjà vécu, et au réveil on ne connait pas la durée exacte, des minutes, des heures, peut importe. On peut choisir de prolonger cette inaction ou de se mettre debout .  

Je l'ai même prise en photo à Santiago. La Liberté ou la dictature.

Je l'ai même prise en photo à Santiago. La Liberté ou la dictature.

  Tous les jours, elle prend de l'ampleur. Ça attaque sur plusieurs fronts, sans prévenir. L'autre matin, au saut du lit , j'ouvre le téléphone pour voir l'heure. Un message apparait Carte Visa bloquée. C'est grave. Plus moyen d'acheter, rien, même pas pour manger . Le banquier a gentiment expliqué qu'il fallait actualiser l'adresse du compte. Obligatoire. Mais pour ce faire, il faut des documents spécifiques, genre facture d'eau ou d'électricité. Et voilà la matinée pour résoudre cette pétaudiére. Je n'ai rien fait pour, mais c'est arrivé. Je voudrais bien connaître le coupable de ce désagrément mais personne n'est responsable, pas moyen de remonter à la source. Ce doit être fait exprès. Cela rentre dans la catégorie des mystères. Nous avons les grands, comme les dimensions de l'univers et les petits comme la disparition soudaine de la clef de notre porte d'entrée. 

Mon ami Petau, lui, trouve inacceptable d'être obligé d'agir, de faire quelque chose pour ne pas en rester là. Cela le dérange car il préfére rester allonger dans le hamac ou sur un matelas. Il a passé plusieurs années sans domicile fixe, avec son sac de couchage et son lit transportable, hors-sol, qu'il accrochait entre deux arbres où ça lui plaisait bien. Cette habitude d'être au repos, dans un endroit tranquille, avait développé son aptitude à évaluer le temps qui passe en moments de veille et de sommeil. Il n'avait pas de montre au poignet comme la majorité des autres humains . C'est plutôt la position du soleil qui l'informait sur la durée de ses rêves. Ils étaient toujours extraordinaire, passionnant . Parfois il ne mettait pas les pieds par terre, malgré une nécessité urgente, pour pouvoir continuer sa fantasmagorie personnelle.  

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4 août 2026 2 04 /08 /août /2026 17:44
photo G.C

photo G.C

 
 
Partagé avec : Vos ami(e)s
Le château que la commune voulait démolir
 
 
 
 
 
 
Le revoir dans cet état m'interroge aujourd'hui. Comment ai-je pu faire seul pour le restaurer
  •  
 
 
 
 
 
Cela m'a demandé 22 ans ou 7000 jours. Je ne m'en souviens plus.
 
PhotoG.C

PhotoG.C

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Présentation

  • : photojournalisme
  • : photographe de presse fut mon premier métier ; avec l'argentique les photos n'étaient pas retouchées. Elles étaient imprimées en noir et blanc comme à la prise de vue, c'était de vrais documents. Aujourd'hui avec le numérique toutes les photos sont retouchées
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