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26 octobre 2026 1 26 /10 /octobre /2026 12:57

Ici à la Résidence Thomasine quand on sort devant la porte on est à couvert. Peu importe la pluie ou le soleil nous sommes sous un abri. Il ne date pas d'hier, il a plusieurs siécles d'histoire, mais offre tous les jours une promenade agréable. Avec du vent, elle l'est moins.

Ce qui est remarquable et mérite une attention tout au long de ce parcours, plus de cent mètres, c'est le nombre impressionnant de porches et d'arceaux en pierre taillée qui jalonnent ce trajet.

photo Aymeric

 Photo Les résidents devant leur porte, sous les arceaux, pour la fête de la rentrée des classes

 
 
Les couverts datant du XVe siècle de la place du Maréchal-Leclerc de Mirepoix.

En architecture, les couverts désignent les passages abrités, posés sur des piliers en bois, qui entourent la place centrale d'une bastide du sud-ouest de la France. Par extension, les galeries en arcades de briques ou de pierre de ces villes neuves médiévales peuvent aussi être appelées « couverts ».

Histoire

La première mention de « couverts » remonte à 1170, et désignait alors ceux de la place de Montauban[1], ville nouvelle créée ex nihilo en 1144. Cette « place des Couverts » avait un double rôle. À la fois politique, en tant que lieu d'expression de la vie de la commune avec la maison consulaire et une tribune d'où étaient proclamées les règles de la vie municipale, et un rôle marchand comme lieu des échanges commerciaux

 Nous avons dans notre bastide de Valence sur Baïse trente sept porches en anse de panier qui ouvrent sur la place centrale ou la rue en angle droit. Ils ne sont pas identiques mais tous sont en pierre taillée, en angles différenciés . Un beau travail qui soutient les bâtiments, les maisons au dessus d'eux. Ils méritent un métrage précis pour les identifier chacun. Je m'y appliquerais bientôt.

En complément de cette oeuvre architecturale qui a demandé des milliers d'heures de travail soigné, nous avons quatorze arceaux internes qui jalonnent le couvert. Ils sont aussi remarquables car de dimensions différentes. Certains ont été remplacés par des poutrelles en béton.  Mais l'essentiel est toujours là. 

 Un lieu privilégié, protégé des caprices de la météo et des changements climatiques, toujours aussi accueillant pour ceux qui s'y rencontrent. Trois restaurants y proposent des chaises et des tables pour y prendre des repas quelques heures par jour. Le reste du temps pas grand monde.

 Il pourrait reprendre vie s'il était utilisé, comme autrefois, par des petits artisans ou commerçants qui présenteraient leurs articles à vendre en payant un droit de place à la mairie. Car ce lieu est public et peut être géré pour un usage commercial passager. 

Ce n'est qu'un rêve mais continuer à utiliser nos vieilles pierres aujourd'hui comme hier restent un lien vivant avec notre patrimoine, le nôtre propre. J'espére qu'il se réalisera , comme je l'ai déjà vécu avec mon morceau de Château Gascon.

 Je ne crois pas être atteint par cette nouvelle maladie psychologique dite d' Écoanxiété, mais notre Moyen Âge me rassure plus qu'un avenir sur Mars. 

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23 octobre 2026 5 23 /10 /octobre /2026 11:47

Presque une une histoire de famille

Le premier seigneur connu est Arnaud du Garrané né vers 1240. Il est père d'un autre Arnaud né vers 1270 et mort vers 1321. Ce dernier est marié à Marie et père de 9 enfants parfaitement connus par son testament de 1321

 

  Nos Châteaux Gascons sont unique au monde pour leurs caractéristiques architecturales de bâtiment militaire construit au treizième siècle durant  la Guerre de Cent Ans , entre la France et l'Angleterre. Plus d'une centaine dans un périmètre restreint du département du Gers essentiellement .

Ils étaient bâtis de part et d'autre de la frontiére et leur identité propre a été bien décrite et documentée par Philippe Lauzun dans son livre éponyme. Malheureusement ces châteaux sont petits, en anglais Watch Tower, avec en général deux tours , et notre histoire préfère les grands châteaux en mémoire. 

Mais leur stratégie de défense est remarquable, mieux que la ligne Maginot .

Photo Ministére de la Culture -MH
Photo Ministére de la Culture -MH
Photo Ministére de la Culture -MH

Photo Ministére de la Culture -MH

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21 octobre 2026 3 21 /10 /octobre /2026 10:51

 

 
■  Caractère de ce qui est fortuit, survient de façon imprévisible (rare).
▪ Spécialement. Faculté de discerner l’intérêt, la portée d’observations faites par hasard et sortant du cadre initial d’une recherche (s’emploie surtout dans le domaine des sciences). La fortuité est aussi désignée par le mot « sérendipité », emprunté de l’anglais.
photo guy capdeville La Paz

photo guy capdeville La Paz

Une seule image pour expliquer l' Amérique: les Blancs contre les Indiens

photo guy capdeville Lima

photo guy capdeville Lima

Une seule image pour présenter un pays sud américain, ici Le Pérou. Un pays riche de matières premières, vouées à l'Export qui est contrôlé par des banques étrangères.

photo guy capdeville Santiago du Chili

photo guy capdeville Santiago du Chili

Femmes objets et militaires, les machos sont les maîtres de l'Amérique au Sud et au Nord.

photo guy capdeville New York

photo guy capdeville New York

Le racisme est omniprésent aux vitrines d'une sur abondance consommable.  

photo G.C Lima 1969

photo G.C Lima 1969

Les blancs, les indiens et les noirs vivent côte à côte.

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3 octobre 2026 6 03 /10 /octobre /2026 09:43
Elle a publié sur Facebook:
Cette semaine une nouvelle œuvre commence son chemin.
Le 3 Octobre prochain sera l'inauguration mondiale de Vers là-bas sera la mer, mon œuvre pour saxophone alto/bariton, violon et piano, interprétée par l'Ensemble Grossman comme partie du programme Inspirations Poétique à Chicago.
   Esta semana una nueva obra comienza su camino.
El próximo 3 de octubre será el estreno mundial de Por allá estará el mar, mi nueva obra para saxofón alto/barítono, violín y piano, interpretada por el Grossman Ensemble como parte del programa Poetic Inspirations en Chicago.
Un estreno siempre tiene algo irrepetible: es el momento en que una música que hasta entonces ha existido entre la imaginación, la escritura y los ensayos se encuentra por primera vez con el público.
Me da mucho gusto que este primer encuentro sea junto al Grossman Ensemble, un grupo profundamente comprometido con la creación contemporánea y con el trabajo cercano entre compositores e intérpretes.
Estoy muy emocionada de escuchar finalmente Por allá estará el mar y de compartir con ustedes el comienzo de la vida de esta nueva obra.
🎼 Estreno mundial
Por allá estará el mar
Saxofón alto/barítono, violín y piano
🎶 Grossman Ensemble · Poetic Inspirations
📅 3 de octubre de 2026
📍 Logan Center Performance Hall
Chicago, Illinois, Estados Unidos
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22 septembre 2026 2 22 /09 /septembre /2026 20:32
photo Les motivés

photo Les motivés

Ce n'était pas évident de réussir cette mise en scéne organisée par claude Laffargue pour commémorer avec des figurants, en tenue d'époque, cette commémoration vivante du passé de notre bastide. Sur le parcours de notre promenade, dans les rues de la ville, ces différents personnages ont donné de la voix pour expliquer leur présence.

La marchande de hareng, le lépreux, le porteur d'eau, le gardien de la prison où une pauvre femme demandait pardon d'avoir ouvert la porte aux ennemis, le crieur public qui annonçait le prix des taxes à payer pour vendre leurs marchandises sur la place centrale, et bien d'autres. Au total dix neuf personnes en chair en os qui redonnaient vie à ce treizième siècle, date de la fondation de Valence sur Baïse.  

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22 septembre 2026 2 22 /09 /septembre /2026 20:10
C'est mon petit fils.

C'est mon petit fils.

  La preuve est faite avec cette photo dont je ne connais pas l'auteur mais n'est pas une IA. 

Félicitations à ce grand reporter pour ce moment historique dont j'espére avoir une légende explicative sur cet instant de gloire.  

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16 septembre 2026 3 16 /09 /septembre /2026 09:53
La boîte à biscuit qui a ravivé ma mémoire d'Arcachonnais.

La boîte à biscuit qui a ravivé ma mémoire d'Arcachonnais.

  J'offre ici une lecture gratuite des premiéres pages . Un nouveau livre est prêt à être édité. Ce sera la suite Tome 2 " Sur les routes de Paradis". Vous pouvez m'en commander un exemplaire en m'écrivant dans les commentaires.

 

 
Cette image vue sur une boîte de biscuits donne bien l’am-
biance de mes huit années, de deux à dix ans, au bord du

Bassin.

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HUIT ANS au PARADIS

Je reconnais en haut de la plage à droite ce grand bâtiment
au bord de l’eau qui était mon terrain d’aventures terrestres.
Il était abandonné avec d’immenses salles et salons où l’on
pouvait rentrer par des portes ou fenêtres toutes fracturées.
Il avait été pillé à la fin de la guerre car c’était le siège de la
Komandatur; la Gestapo l’utilisait aussi, triste mémoire.
Cela nous importunait peu. Avec mon copain Jean, fils de
pompier et de plombier zingueur, natif d’Arcachon, on
continuait le pillage de cette caverne d’Alibaba. Au moindre
bruit suspect on déguerpissait en courant vers la plage notre
deuxième territoire d’aventures, immense comme la mer qui
montait et descendait le jour comme la nuit.
Ce changement radical d’ambiance entre la marée haute et
basse faisait immanquablement un univers toujours nou
-
veau. On le découvrait avec émerveillement selon les heures
du soir ou du matin. Parfois la plage de sable jaune toute pe
-
tite ne laissait de place que pour une dizaine de parasols.
Alors pour défendre mon territoire familier je m’activais tout
de suite à faire un trou que je creusais à la main, juste en
bas des escaliers qui permettaient son accès, pour y mettre
au fond des bouts de méduse ou des «pisse vinaigre «en fait
des concombres de mer ou holothuries. Je le recouvrais d’un
papier journal que je dissimulais avec du sable sec. Le piège à
touristes était installé.

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Je revenais barboter dans l’eau et j’attendais l’arrivée des en-
vahisseurs. En général c’était des bordelais, souvent papa

maman et deux enfants, qui venaient passer un moment au
calme entre les odeurs de varechs desséchés et le bruit des
vagues. Souvent Madame descendait la première avec des
serviettes, des bouées en plastique multicolores, des petits
filets à main pour attraper des mollusques et Monsieur qui
portait un panier.

Elle s’avançait en regardant la mer, sans bien voir où elle po-
sait ses pieds et soudain elle tombait. Panique à bord, elle

criait et son mari l’aidait à sortir du trou. Je ne disais rien
mais j’étais content de moi. Certaines hurlaient «qu’est-ce
que c’est ces cochonneries, partons vite «. Et ils remontaient
tous sur la promenade plantée de tamaris aux fleurs roses
pour aller sur la prochaine plage. J’avais gagné une bataille.
Moi tout seul contre les urbains.
Je pouvais continuer mes explorations et découvertes du

monde aquatique qui frétillait sous mes yeux dans la trans-
parence de l’eau bleue. Les plus visibles étaient les crevettes,

beaucoup de petites grises que j’arrivais parfois à attraper et
croquer avec délice mais aussi quelques plus grosses, rapides
et craintives impossible à déguster crues.
Quelques petits poissons, des bébés seiches en escadron et
surtout des crabes, de toutes sortes partout, des coureurs,

des nageurs, des escaladeurs. Ceux qui m’intéressaient par-
ticulièrement les «enfouisseurs». À mon approche avec de

l’eau jusqu’aux genoux ils s’enfuyaient de quelques mètres,
rentraient sous le sable mais je pouvais voir leurs deux yeux
tel des périscopes qui me regardaient.
Au plus près d’eux, lentement j’approchais ma main droite et
j’enfonçais mon doigt plus profondément juste entre ses deux

yeux qui pointaient hors du fond. Il ne pouvait plus bouger
et surtout ne pas m’atteindre avec les pinces qui faisaient très
mal; je passais mon pouce et l’index derrière ces tenailles et
je le sortais du sable. Il allait rejoindre sur la plage d’autres
prisonniers dans le trou creusé à cet effet. Ils y attendront la
prochaine marée pour continuer leurs vies.
Mais le plus intéressant était le grand territoire d’aventure
que découvrait la marée basse sur des centaines de mètres.
Après le sable une étendue de vase grise avec des algues et

de grandes piscines retenaient piégée toute une faune mysté-
rieuse; les plus étonnants étaient les hippocampes.

Ces créatures avec une extrême délicatesse s’accrochaient
aux algues où nageaient d’une façon bizarre lentement de
bas en haut. En faisant très doucement on pouvait arriver à

ce qu’il s’entortille au bout d’un doigt. Ces piscines peu pro-
fondes étaient tapissées de coquillages, de bivalves, de pe-
tites moules, sur quelques pierres des huîtres. Je les mangeais

cru quand j’avais trouvé un couteau oublié par des touristes
piqueniqueurs pour les ouvrir.
Je ne pouvais pas rester là des heures sous l’emprise de

l’émerveillement de la découverte du monde de la mer. Il fal-
lait surtout ne pas oublier de revenir auprès des humains qui

forcément attendaient mon retour. À chacune de mes dispa-
ritions celle qui était chargée de mon éducation se mortifiait

de mon absence: où étais-je allé me fourrer pour risquer de
mettre ma vie en danger ? Et ses lamentations m’accablaient.
Revenir chez les humains était laborieux. D’abord marcher
sur le goudron pour traverser la rue et rentrer au domicile

familial m’obligeait à mettre des chaussures. Un autre mi-
lieu m’accueillait: celui de la boulangerie de mes parents, un

monde fascinant où chaque jour la farine et l’eau se transfor-

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mait en pain chaud.

Quand je revenais en ville après avoir quitté la mer, la pre-
mière rue légèrement en pente était celle de la boulangerie.

La première porte basse sur la gauche ouvrait sur un escalier
droit en planche qui descendait au fournil: le domaine de
mon père, patron boulanger. J’essayais de me montrer pour
lui signaler que j’étais bien rentré. Souvent il me demandait
de déguerpir et de revenir vite au rez de chaussée en rentrant
par le magasin. Ma mère m’attendait. Elle était trop occupé

à servir les clients, alors je filais à la cuisine. Là je retrou-
vais ma marraine, ma gouvernante celle qui avait éduqué ma

mère depuis l’âge de cinq ans.
Je me faisais copieusement réprimander pour être allé dans
des endroits interdits, sans demander l’autorisation, et j’avais
droit aux litanies, genre «s’il m’était arrivé quelque chose, je

serais perdu, disparu à tout jamais «. Il y avait d’autres la-
mentations plus moralistes, affectives auxquelles je ne pen-
sais pas du tout aux soucis et tracas que mon attitude insou-
ciante lui provoquait. Cela la rendait malade.

Alors pour avoir droit à un recours en grâce et obtenir un

pardon je devais faire une prière, un «mea culpa «, et l’af-
faire était close. Je redevenais un petit ange blond aux yeux

bleus qui avait droit à tous les éloges, les siens et ceux des
clientes qui me caressaient gentiment les cheveux et disaient
que j’étais beau. Personne ne savait que j’avais fait un piège à
touristes très efficace.
La majorité de mes journées était consacrée à l’école, plutôt
à la garderie des Sœurs Michelet, juste en bas à gauche dans
la rue Jehenne qui plus loin abritait le Marché Couvert: de
grands étales de poissonnier remplis de produits de la mer,
avec des yeux globuleux, des bouches avec des rangées de
dents, des soles avec la gueule en coin, les gros crabes encore

vivants aux pinces redoutables, des anguilles qui se tortil-
laient, tout cela sentait mauvais.

Bien que proche la garderie où nous avions tous un uni-
forme, différent pour les filles et les garçons, était remplie

de parfums. Les maîtresses avaient beaucoup de fleurs dans
la véranda qui servait de salle de classe. Là aussi j’étais choyé

comme un bon élève qui apprend vite et bien comme elles di-
saient. Cela n’avait pas trop d’importance quoique j’en étais

fier. Ce que je voulais surtout c’était revenir voir où en était
la marée. Elle changeait tout le temps en quelques heures et
je ne savais pas encore compter. C’était toujours une surprise
de voir l’état de la plage.

Parfois elle était très haute et le sable disparaissait recou-
vert d’écumes et de vagues qui venaient se briser sur la digue

longeant le bord de mer. Impossible de faire autre chose que
de contempler les pinasses accrochées à des corps-mort qui

dansaient sur les flots. Les grandes marées se faisaient re-
marquer en interdisant la promenade au bord de l’eau ensuite

venaient les formidables marées basses qui découvraient des
territoires jamais vus.

L’eau avait disparu et n’était plus qu’au loin une ligne hori-
zontale de brouillards blancs; devant un immense marécage

avec une vase noire où seules les plaques de varech permet-
taient de marcher dessus. Parsemées de piscines plus ou

moins profondes on pouvait avancer avec de l’eau jusqu’à
la ceinture; plus on s’éloignait du bord et plus il y avait de
poissons, des petites soles, des sardines, parfois des mulets,
beaucoup d’alevins de toutes espèces.
C’est là que je rencontrais, se tenant à distance, un ou deux
individus qui remplissaient des bourriches de coquillages, de
grosses crevettes, de petits poissons; ils avaient des filets au

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bout d’un long manche en bois. Ils récoltaient tout ce qu’il
pouvaient, ils ne remettaient à l’eau que les hippocampes,
tout le reste ils le gardaient. J’avais demandé qui ils étaient:

«ce sont des braconniers» m’a répondu un client de la bou-
langerie.

Des années plus tard, sous d’autres cieux, j’ai rencontré sur
des bords de mer du Sud d’autres personnes qui pêchaient à
pied près de villages sous les cocotiers. Dans ce décor c’était
pour eux un mode de vie et de subsistance. Ils perpétraient
depuis l’aube de l’humanité une collecte quotidienne des
fruits de mer pour se nourrir, c’était des pêcheurs cueilleurs;
dans la forêt tropicale il y avait les chasseurs cueilleurs. J’ai

connu leur mode de vie en allant chez eux, dans l’hémis-
phère sud.

Sur le bassin d’Arcachon c’était des marginaux. Leur pre-
mière caractéristique, ils étaient pauvres et ne pouvaient

pas payer de suite leur pain. Quand ils venaient au maga-
sin je ne pouvais les servir. Il fallait sortir un carnet où leur

nom plutôt leur prénom était inscrit et marquer leurs achats.
Ils ne payaient qu’en fin de semaine et souvent par manque
d’argent, donnaient en échange des gros crabes, les dormeurs
à grosses pinces, des soles, des palourdes ou des moules. Ma
mère acceptait ce troc et cela permettait à la cuisinière de
préparer toujours d’excellents repas.
Ils habitaient dans des cabanes construites sur des pilotis
après la ville vers le fond du bassin sur la partie marécageuse

de la baie. À marée haute ces petites maisons n’étaient acces-
sibles qu’avec une petite barque en planche, une plate, accro-
chée avec un bout à un piquet. C’était eux qui allaient la nuit

sur l’eau avec leur embarcation fragile doté d’un lampion

planter leurs tridents, leurs foènes, au fond de l’eau, centi-
mètre par centimètre, pour transpercer des soles parfois des

limandes. Cette technique de pêche était assimilée à un bra-
connage comme celle de poser des collets sur le passage des

oiseaux dans les touffes de bruyère en forêt.
La fréquentation de mon lieu de vie, la boutique du magasin,
me permettaient de rencontrer de nombreuses personnes qui
venaient acheter du pain ou des croissants. Je voyais bien les
grands et les petits, les gros et les maigres, les jeunes et les
vieux mais je restais muet seulement préoccupé de garder le
contact avec Doly couchée comme moi sur le carrelage chaud
du sol. Ses longs poils roux et soyeux propres aux setters
irlandais me servaient de coussin confortable et rassurant,

C’était une amie fidèle mais évidement quand un client ren-
trait, je devais me lever. En fait il nous dérangeait.

J’ai appris plus tard qu’il fallait gagner de l’argent. Mon père
travaillait beaucoup pour cela, jour et nuit. Je ne le voyais
pas souvent sauf le dimanche, hors saison, quand je pouvais
l’accompagner à la chasse dans ces terrains sauvages où il

fallait avoir un fusil pour ne pas revenir bredouille à la mai-
son. Tout ce qui bougeait sur la terre ou dans les airs pouvait

être du gibier bon à tuer, à tirer. Il suffisait d’avoir l’oeil sur

tout. Comme lui, je cherchais à identifier une cible, une vé-
ritable initiation à la survie en milieu sauvage. Je ressentais

ces moments là comme un apprentissage, une découverte de

pouvoir communiquer attentivement avec le monde exté-
rieur pour être capable d’y vivre même en dehors des zones

civilisées, habitées.

Si vous voulez la suite dites le moi par un commentaire ci joint en bas de page.

Mais peut être tourner la page sera la solution, passer à une autre histoire, pour le plaisir d'écrire à nouveau. 

L'article de La Dépêche de Condom et du Petit Bleu le 15 JUIN
L'article de La Dépêche de Condom et du Petit Bleu le 15 JUIN

L'article de La Dépêche de Condom et du Petit Bleu le 15 JUIN

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3 septembre 2026 4 03 /09 /septembre /2026 11:45

  Elle devrait avoir sa place au Musée de la Poste. Elle est écrite manuscrite à la plume sergent-major avec de l'encre bleue. En plus elle est coloriée avec des collages qui racontent une histoire. Celle avec des chaussures en pneu me rappellent une époque où je faisais la révolution au Lycée Bernard Palissy à Agen. Cela fût aussi l'occasion de rencontrer Christian, l'artiste avec qui je ferrais la Route, et qui aujourd'hui m'a envoyé ce courrier.

photo repro G.C.

photo repro G.C.

Photo repro G.C.

Photo repro G.C.

Photo repro G.C.

Photo repro G.C.

   C'est bien plus qu'une lettre puisque le timbre postal n'est pas périmée. Je pourrais la renvoyer à une autre adresse . Ce serait dommage pour notre musée.

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1 septembre 2026 2 01 /09 /septembre /2026 21:39
photo G.C.

photo G.C.

Les travaux, pour l'aménagement du rez de chaussée , ouvrant sur la Place du Château devant, treizième siècle,  et derriére côté Sud une ouverture avec toiture neuve à l'extérieur des remparts, sont interrompus pour non conformité.

On espère qu'ils reprendront bientôt pour boire l'apéro au Cercle.

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29 août 2026 6 29 /08 /août /2026 11:51
photo Aymeric

photo Aymeric

 Nous sommes huit résidents, chacun dans son appartement  pour seniors, et notre maîtresse d'école, Rose, a organisé un goûter, sous le porche devant l'entrée du domicile. Elle a tout organisé. La table était bien garnie et chacun avait son stylo qu'elle avait fait au crochet. Un bon moment de convivialité et de partage. Nous nous croisons parfois dans l'ascenseur ou le hall du rez de chaussé mais chacun est chez soi. 

C'est agréable de vivre dans ce lieu paisible spécialement aménagé pour les personnes agées sur la place de cette bastide du quatorziéme siécles . Les vieilles pierres sont là, sous les couverts , pour témoigner que le temps qui passe  peut aussi s'arrêter pour des moments de bonheur . Vieillir c'est accepté d'avoir une chance de connaître une nouvelle vie. D'en être satisfait et le partager avec les voisins proches est gratifiant.

Avoir quitté le château et tous les souvenirs encombrants d'un passé plus ou moins lointain mais toujours ancien n'est pas évident. Mais revenons au présent et avoir aménagé dans un petit meublé redonne du sens à une nouvelle existence au quotidien . Parfois on pourrait croire à une certaine jeunesse retrouvée, en tout cas la découverte d'une nouvelle vie. Après toutes les autres, celle là est paisible et au ralenti, c'est très agréable de vivre cette aventure avec des amis proches.

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Présentation

  • : photojournalisme
  • : photographe de presse fut mon premier métier ; avec l'argentique les photos n'étaient pas retouchées. Elles étaient imprimées en noir et blanc comme à la prise de vue, c'était de vrais documents. Aujourd'hui avec le numérique toutes les photos sont retouchées
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